Les pompiers menacent de bloquer l'ensemble des casernes du département. (HG)
Les sapeurs-pompiers du centre de secours de Cayenne ont manifesté hier matin dans les rues pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail. Ils laissent planer la menace d'une mobilisation générale.
Comme en octobre 2011, c'est dans la rue que les pompiers de Cayenne ont choisi d'exprimer leur colère. Comme en 2011, ce sont les dégradations progressives de leurs conditions de travail qui sont à l'origine de leur mouvement. Comme en 2011, les sapeurs professionnels ont été reçus et entendus en préfecture et au Conseil général.
En revanche, cette fois, ils n'ont pas l'intention de mettre un terme à leur mobilisation avant d'avoir obtenu des garanties financières solides. De fait, ils affirment que « si la situation n'évolue pas rapidement, un blocage total des casernes de Guyane sera mis en place » .
Calmes et détendus, ce sont un peu plus de vingt pompiers en tenue qui ont arpenté hier matin les rues de la ville pour se rendre jusqu'à la préfecture. Ils y ont été reçus par le directeur de cabinet du préfet. « Il nous a expliqué que des demandes de subventions exceptionnelles ont été sollicitées par le préfet et qu'il incite les collectivités à régler leur passif » , indique un pompier. Un discours rassurant mais que les professionnels du feu reçoivent avec méfiance et précaution.
« ON VIT AU JOUR LE JOUR »
« La situation du SDIS (service départemental d'incendie et de secours) est si précaire qu'on vit au jour le jour, affirme un sapeur. On peut accepter des dégradations de nos conditions de travail, mais pas de ne plus disposer des moyens suffisants pour secourir la population. »
Les manifestants assurent qu'en 2011, pas moins de 25 personnes ont passé avec succès le concours d'entrée. « Mais on n'a pas les moyens de les engager » , peste un professionnel. En réalité, les revendications des pompiers de Cayenne sont exactement les mêmes qu'en 2011. La principale étant que les communes s'acquittent de l'intégralité de leurs versements au SDIS. Ainsi, en 2012, il manquait plus de 2,5 millions d'euros dans les caisses. Une situation qui ne s'est guère améliorée depuis.
Si l'action des sapeurs cayennais est l'oeuvre d'un collectif, ce dernier a reçu le soutien « inconditionnel » du syndicat UTG (union des travailleurs guyanais). « Nous restons à disposition du collectif pour une montée en puissance » , assure Julien Laroche, le secrétaire général de la section SDIS.
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