Les avocats de l’affaire Bertrand font le procès de l’enquête
CCOG. Le procès des marchés publics de la communauté de communes de l’Ouest guyanais s’est ouvert hier, à Fort-de-France.
Didier Ligier, avocat d’Augustin To-Sah Be-Nza (ancien directeur général de la CCOG) ressort les mêmes documents qui, selon lui, prouvent que les procédures d’appels d’offre avaient été respectés. Des documents que les juges du premier procès ont suspectés d’être des faux. Léon Bertrand se dit, comme l’an dernier, « serein ». Alexandre Varaut, son avocat, reste persuadé que son client est resté à l’extérieur des réunions de la commission d’appel d’offres.
Pour le reste, Thierry Zennaro a répété qu’en plongeant dans les dossiers de la CCOG, c’était « la première fois (qu’il) rencontrai(t) autant de manquements, de manquements grossiers, à des règles élémentaires. » Il cite en exemple la construction du centre de formation de Saint-Laurent. La CCOG a signé le marché avec l’entreprise avant même la réunion de la commission d’appel d’offres. En réplique, Me Ligier soutient qu’il s’agit d’une erreur dans la transcription des dates. La preuve ? La comission se serait réunie un… dimanche.
Les avocats, Me Varaut en tête, veulent convaincre que les dossiers étudiés par Thierry Zennaro étaient incomplets. « Thierry Zennaro a été trompé par les gens qui lui ont remis les documents. Se trompant, il a trompé (le juge d’instruction). On s’est persuadé que les marchés étaient irréguliers, que c’était pour avantager des entreprises et que, si on a avantagé des entreprises, c’était pour en tirer un avantage. C’est logique, mais c’est faux. »

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