Leclère/FN : audience en janvier
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COUR D'APPEL

Leclère/FN : audience en janvier

Daniel SAINT-JEAN
Le mercredi 16 juillet Joël Pied, secrétaire général de Walwari, avec ses avocats (photo d'archives)
Le mercredi 16 juillet Joël Pied, secrétaire général de Walwari, avec ses avocats (photo d'archives)

La cour d'appel a fixé hier au 29 janvier 2015 l'audience pour examiner le dossier opposant le mouvement Walwari à Anne-Sophie Leclère et au Front national. Ces derniers avaient été condamnés le 15 juillet, suite à un montage montrant Christiane Taubira et un singe.

La cour d'appel a tenu une audience aussi brève que discrète, hier matin. Pourtant, le dossier évoqué avait fait grand bruit en première instance puisque l'affaire avait eu un retentissement national. C'est donc en présence d'un seul avocat, Me Alex Leblanc, que la cour d'appel a ouvert les deux dossiers opposant le mouvement Walwari à Anne-Sophie Leclère et au Front national.
Pour avoir publié sur Facebook un montage comparant Christiane Taubira, garde des Seaux, à un singe et commenté lors de l'émission « Envoyé spécial » sur France 2 : « Je préfère la voir dans un arbre après les branches qu'au gouvernement » , le tribunal correctionnel de Cayenne avait condamné le 15 juillet Anne-Sophie Leclère, l'ex-candidate du Front national aux municipales de Rethel (dans les Ardennes), à 9 mois de prison ferme, cinq ans d'inégibilité et 50 000 euros d'amende. Elle était reconnue coupable d'injure à caractère racial, mais aussi de provocation à la haine raciale. Le 17 juillet, Anne-Sophie Leclère a fait appel de cette condamnation.
LE FN AVAIT DEMANDÉ LA DÉLOCALISATION
Également poursuivi, le Front national avait été condamné à 30 000 euros d'amende. Au titre des dommages et intérêts, Anne-Sophie Leclère et le Front national ont été condamnés solidairement à verser 50 000 euros au mouvement Walwari. Le Front national a fait à son tour appel de cette décision le 5 août.
Ne souhaitant pas venir en Guyane, Anne-Sophie Leclère et le Front national avaient déposé une requête devant le parquet général de la cour de cassation à Paris pour demander le dessaisissement de la cour d'appel de Cayenne. Par décision du 12 septembre, le procureur général de la cour de cassation, Jean-Claude Marin, a confirmé que le dossier ne sera pas délocalisé. Hier, la cour a fixé l'audience au 29 janvier 2015.
L'examen de ce dossier devrait se dérouler avec les sept avocats du barreau de Guyane conduit par Mme le bâtonnier Lucie Louze-Donzenac pour le mouvement Walwari, la défense d'Anne-Sophie Leclère et du FN devant être assurée par Me Wallerand de Saint-Just et Me Triomphe.

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