Le préfet répond à la vague de violences qui touche la Guyane
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INSECURITE

Le préfet répond à la vague de violences qui touche la Guyane

Gaëtan TRINGHAM
Antoine Poussier lors de son point presse sur l'insécurité depuis son bureau.
Antoine Poussier lors de son point presse sur l'insécurité depuis son bureau. • GT

Le préfet veut plus de saisies d'armes et demande des sanctions administratives

Le préfet Antoine Poussier n'a pas fourni de détails sur le meurtre de Badbay Mono, lors d'un point presse du 28 septembre sur la récente vague de violence qui touche la Guyane. Le locataire de la place Héder annonce avoir demandé un renforcement des contrôles, en particulier pour rechercher des armes à feu. Les forces de l'ordre en ont saisi 370 depuis le début de l'année. Ce chiffre était d'environ 300 l'année dernière à la même période selon les services de l'État.

"On veut rendre la circulation des armes la plus difficile possible", ajoute Antoine Poussier qui évoque ce moyen dans la majorité des points presse qu'il effectue sur le sujet de l'insécurité. "Ce sont les armes à feu qui transforment la délinquance en Guyane en délinquance très violente."

Beaucoup de règlements de compte

45 homicides ont été commis depuis le début de l'année et le total de l'an dernier est déjà dépassé. Dernier meurtre en date, un crime survenu sur l'Oyapock le 25 septembre. Antoine Poussier confie : "il y a un sentiment partagé par la police et la gendarmerie qu'il y a des faits et des règlements de compte en lien avec les factions brésiliennes". Plus de la moitié des meurtres commis en Guyane sont des règlements de compte. 

La Soyana et le Diamant en sursis

Autre mesure évoquée, le renfort de la politique de sanction administrative. "On a engagé une procédure pour interdire au Diamant d'accueillir des événements pendant 3 mois et une autre procédure pour interdire à la Soyana d'organiser des événements pendant 3 mois." Cette démarche fait suite à une fusillade en soirée le 6 septembre. La préfecture évoquait déjà son intention de "prendre des sanctions administratives" dans l'édition du 18 septembre de France-Guyane. Deux hommes ont été placés en détention provisoire depuis.

L'organisateur, de la soirée, la Soyana a réagi à la fusillade. Elle "déplore les faits", et adresse ses "pensées aux personnes blessées."

L'arrêté de la préfecture concernant ces sanctions n'a pas encore été publié. 

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