C'est sur ces marches d'escaliers que Junior a été retrouvé par son voisin (BD)
Un trentenaire a été victime de plusieurs coups de fusil, dans le dos et dans la jambe, hier vers 7 heures à la cité Eau-Lisette. Une enquête est ouverte pour retrouver le tireur. Son voisin, témoin de la scène, raconte la scène.
Hier matin, vers 7 heures, un individu a tiré par deux fois avec une arme de poing sur un habitant âgé de 36 ans de la cité Eau-Lisette, à Cayenne. Il la bléssé à la jambe gauche et au dos. La victime a été transportée dans un état jugé grave au centre hospitalier de Cayenne, où il a subit une intervention chirurgicale car il a eu le tube digestif percé et deux os de sa jambe gauche fracturés. Si son pronostic vital n'est pas engagé, la victime se trouvait encore, hier soir, en soins intensifs.
ÉTENDU SUR LES MARCHES D'ESCALIERS, LES BRAS EN CROIX
Un étroit couloir dans une parcelle de dizaine de maisons, cité Eau-Lisette. C'est là que se sont produits les faits. Juste à côté des constructions de logements de rénovation urbaine, au niveau du rond-point.
L'un des voisins, encore en état choc, raconte : « J'étais couché et ma femme était sortie dans la cour. Il pleuvait. J'ai entendu bang, bang. J'ai tout de suite pensé à ma femme qui était dehors. J'ai eu tellement peur que je suis arrivé à l'extérieur en une seconde. Ma femme m'a dit que le coup de fusil venait du fond du couloir. J'ai été regarder et j'ai vu « Junior » , notre voisin. C'est comme ça qu'on l'appelle. Il était allongé au sol, les bras en croix et un pied posé sur une marche de l'escalier de sa maison. Il gémissait de douleurs. »
PERSONNE NE VOIT LE TIREUR
Alors qu'un autre voisin appellait les pompiers, Eddy a apporté les premiers soins à Junior. « Je lui ai dit « Ne bouge pas, ne bouge pas! » . J'ai pris un linge, j'ai attaché la plaie qu'il avait à la jambe. Dans le dos, il avait un trou d'au moins cinq centimètres.
Lorsque les pompiers, le Samu et les policiers sont arrivés, je suis sorti discuter avec les autres voisins » , confie-t-il avec émotion. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'auteur des coups de fusil a pris la fuite, juste après avoir commis son forfait. Toutes les personnes interrogées disent n'avoir pas vu le tireur. Il semblerait qu'il ait utilisé une arme de poing car les balles sont ressortis du corps.
UNE ALTERCATION LA VEILLE
Des témoins racontent que la victime a eu une altercation dans la cité jeudi matin. Junior a même été interpellé, chez lui, dans l'après-midi par des inspecteurs de la Bac qui l'ont placé en garde à vue. Les policiers ont aussi saisi à son domicile une arme de défense, type gomme-cogne (mini flash-ball) et deux cartouches. Sa garde à vue a été levée en début de soirée et le parquet a décidé de lui remettre une convocation de la justice pour détention d'arme de 6e catégorie.
Dans la cité, la rumeur enfle sur l'identité du tireur. Tout le monde pense à l'homme avec qui Junior a eu le différend. Le parquet reste prudent dans la mesure où la victime n'a toujours pas été interrogée sur les faits : les policiers n'avaient toujours pas l'autorisation des médecins. Toutes les hypothèses sont étudiées par les enquêteurs qui devront aussi analyser les éléments et les empreintes recueillis sur place par les techniciens en identification criminelle de la police.
L'entrée de la petite parcelle où les coups de feu ont été tirés. (BD)
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(Bernard Dordonne)
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