Changement d'angle d'attaque pour les contrôles anti-délinquance
Soutenez la presse écrite et France-Guyane : >ABONNEZ-VOUS !

Changement d'angle d'attaque pour les contrôles anti-délinquance

Gaëtan Tringham (g.tringham@agmedias.fr)

Après plusieurs semaines chargées en contrôles de zones, notamment routiers, les forces de l'ordre ont cette fois-ci placé dans leur viseur les halls d'immeubles, les squats et les cités. Les opérations du quotidien n'ont pas été délaissées pour autant. Les venues ministérielles sont aussi abordées.

Au sortir de la Celule de contrôle opérationnelle de ce 23 septembre, le préfet annonce 73 opérations anti-délinquance au cours de la semaine passée. Mais au-delà des chiffres, "l'objectif est surtout d'assurer la densité des contrôles pour rassurer la population et contrer la délinquance", selon Thierry Queffelec.

Cette semaine a été plus "ardue". Les opérations ont principalement eu lieu au sein de halls d'immeubles, de squats et de cités. 4 100 personnes ont été contrôlées. Parmi elles, deux armes découvertes et 16 gardes à vue de personnes défavorablement connues des services de police et de gendarmerie.

"On sent monter une certaine raideur des gens", souligne le préfet. De plus en plus de refus d'obtempérer sont signalés, allant même jusqu'à des blessures d'agents.

Cinq militaires de la gendarmerie ont été blessés au cours de ces dernières opérations. Et justement, "ils ont été touchés lors de refus d'obtempérer. Par exemple, des gendarmes ont été percutés par des véhicules. Ce ne sont pas des blessures très graves", racontera le colonel Rouchouse, commandant en second de la gendarmerie de Guyane.

"On est aussi confrontés à des phénomènes réguliers de jets de projectiles. Sur la semaine, on en constate plus qu’à l’accoutumée puisque c’est le résultat de la pression exercée. Quand on dérange les délinquants dans leurs habitudes, une forme de rébellion s'exprime", ajoute ce dernier.

La semaine prochaine, les contrôles s'orienteront plutôt vers le contrôle de flux et de points de deal. Les brigades cynophiles seront de sorties.

"Il devrait il y avoir des réponses du Ministre"
Avant l'échéance des Assises de la sécurité le 30 septembre prochain - et de la venue parallèle de trois Ministres en Guyane - Thierry Queffelec a réaffirmé la volonté d' "améliorer la performance de la Guyane dans la notion sécurité." Des besoins ont été exprimés auprès des cabinets ministériels et "des mesures vont être annoncées, mais ça sera aux Ministres de le faire." L'objectif est notamment de renforcer le continuum police-justice. La Guyane devrait notamment bénéficier du plan présidentiel "200 brigades", estime le préfet.

Enfin, en ce qui concerne la semaine de "Justice morte" à partir du 3 octobre, pas d'inquiétudes à avoir selon les services de l'État. Ils appréhendent cette échéance "tout à fait normalement, le travail sera fait."

Thierry Queffelec explique tout de même "il devrait il y avoir des réponses du Ministre" (celui de la justice Éric Dupond-Moretti ndlr).