Chacara du Rona : le carbet brésilien sous le feu des cambriolages
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FAITS DIVERS

Chacara du Rona : le carbet brésilien sous le feu des cambriolages

G.T. (g.tringham@agmedias.fr)
La terrasse du carbet de Rona, à Oiapoque, en mars dernier
La terrasse du carbet de Rona, à Oiapoque, en mars dernier • GT

 Les affaires volées. Le week-end dernier, ce carbet très prisé des Français en déplacement à Oiapoque, au Brésil, a subi ce qui s’apparente à une vague de cambriolages. La sécurité sur place n’est-elle pas suffisante ?

 Caïpirinha en main, poisson frit dans l’assiette : ce carbet brésilien en bordure de l’Oyapock est très prisé des Français en déplacement dans la commune frontalière brésilienne d’Oiapoque.

Pour cause, avec 40 places de hamacs et une magnifique terrasse en bordure de fleuve, les arguments ne manquent pas pour les aventuriers du week-end. 20 minutes de pirogue depuis Saint-Georges et on est déjà installé !

Mais, au-delà des oiseaux qui y bercent vos réveils, une attention particulière semble désormais nécessaire. Le week-end dernier, début juin 2022, « 4 à 5 » plaintes ont été déposées pour vol, indique la gendarmerie française. Des vols qui s’inscrivent dans « une série de cambriolages dans ce carbet. Principalement, cela porte sur les vols de téléphone directement dans les hamacs, » poursuit la gendarmerie.

4 à 5 cambriolages en un week-end début juin • GT


Sur Facebook, une utilisatrice avec comme nom d’usage « Soleil Blond » a fait part de sa malheureuse expérience sur place : « si le cadre est magnifique, l'envers du décor est désastreux. Ce week-end, nous avons loué un carbet chez Rona pour 7 hamacs et malgré le nombre de personnes présentes, nous avons été cambriolés en pleine nuit. Personnellement, mon téléphone a été dérobé alors qu'il était juste à côté de moi ainsi que des produits de toilettes, mais le ou les cambrioleurs ont continué sur d'autres carbets. La direction de l'établissement a pris cela à la légère, nous avons dû exiger l'appel de la police, car ils n'étaient pas disposés à les appeler.

Dans la journée, des jeunes venus se dépayser et qui avaient déjà été cambriolé la nuit précédente, ont de nouveaux eu une tentative de vol. La direction est laxiste, ne prévient pas ses clients, il faut s'énerver pour être relogé et être en sécurité
. »

D'autres vols avaient déjà été signalés deux semaines auparavant, apprend-on encore.

Christine, une autre vacancière, témoigne ensuite de son coté : « le manque de sécurité est effrayant. Il faudrait un ou plusieurs vigiles pour assurer la sécurité du site. C’est vraiment dommage. »

Dans ce genre d’affaire hors du territoire, il est extrêmement compliqué pour les autorités françaises de remonter jusqu’aux auteurs. La coopération transfrontalière avec les forces brésiliennes est généralement nécessaire pour résoudre les cas.

Contactée plusieurs fois cette semaine, la direction de la Chacara du Rona n’a pas donnée suite.