Braquages et séquestrations avec demande de rançon
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ASSISES

Braquages et séquestrations avec demande de rançon

Daniel Saint-Jean
L'année 2010 fut une année sombre pour Cacao avec une série de braquages. Gendarmes et habitants de Cacao s'étaient mobilisés pour mettre fin à cette série de braquages, notamment après la prise d'otage (Photos d'archives)
L'année 2010 fut une année sombre pour Cacao avec une série de braquages. Gendarmes et habitants de Cacao s'étaient mobilisés pour mettre fin à cette série de braquages, notamment après la prise d'otage (Photos d'archives)

Six personnes sont mises en cause dans un procès concernant une série de braquages perpétrés sur Cacao en 2010. Exceptionnellement, il est programmé sur huit jours.

Un procès hors du commun a débuté hier devant la cour d'assises. Durant huit jours d'audience, sept accusés doivent répondre de faits de vols et violences avec armes, d'enlèvement et séquestration. Parmi leurs « méfaits » marquants, la prise d'otage d'un mineur avec demande de rançon...
L'année 2010 a été marquée par cette série de braquages dont ont été victimes des habitants de Cacao. Le mode opératoire était souvent le même. Les auteurs surprenaient leurs victimes, les ligotaient avec du ruban adhésif et les dépouillaient de leurs biens avant de partir avec leur véhicule.
Ainsi, le 18 janvier, à 6 h 30, trois personnes sont braquées dans un magasin du bourg. Les trois braqueurs les ligotent et leur dérobent 2 500 euros, deux téléphones portables, des bijoux, du matériel informatique. Ils couvrent leur fuite en tirant plusieurs coups de feu. Des traces ADN seront relevées sur les lieux. Le 26 janvier, les braqueurs surprennent un couple qui travaille sur son exploitation. Ils les ligotent, prennent les clefs de leur domicile et pendant qu'un les surveille, l'autre part vider les lieux. Alertés par des voisins, les gendarmes essuient des coups de feu à leur arrivée. Un des téléphones volés servira à appeler le père d'un des accusés.
Une nouvelle étape est franchie le 18 février puisque les braqueurs prennent en otage une mère et son fils (voir encadré).
Le 14 avril, la série se poursuit avec un vol dans une maison de Bellevue. Les gendarmes surprennent deux hommes qui couvrent leur fuite en faisant usage de leurs armes.
DES BRAQUAGES DEPUIS CACAO JUSQU'À SINNAMARY
Cambriolages, vols et séquestrations se poursuivent les 15, 16 et 27 avril, les 5, 6 et 25 mai, toujours avec le même mode opératoire, les auteurs laissant dernières eux des traces ADN : mégots de cigarette ou cagoules...
L'interpellation de deux individus le 29 février, dans un carbet près du Galion, donne un coup d'arrêt. Mais, les braquages reprennent le 21 juin et le 24 juin jusqu'à l'identification des auteurs grâce aux analyses de l'ADN, et à la reconnaissance de victimes.
Des ADN qui permettent d'attribuer aux auteurs de ces faits, d'autres perpétrés le 26 juin 2006 et le 12 juillet 2006. Des agriculteurs et leurs enfants étaient séquestrés et leur véhicule 4X4 dérobé. Des braquages qui se déroulaient toujours à Cacao, sauf le 25 juin 2008, où un couple fut braqué à Sinnamary. Là encore, les voleurs sont partis avec leur véhicule et ils n'ont pas hésité à ouvrir le feu sur les gendarmes pour couvrir leur fuite.
Pas moins de seize victimes viendront tout au long de cette semaine témoigner à la barre.
Au fils de ces auditions, l'implication de chacun des mis en cause, Erieldo Da Silva Marques, Jelke Goncalves Lima, Ronicler Lucena Da Silva, Francisco Marques Pereira, Vanderlan Paiva Da Silva, devra être déterminée. Deux sont absents, toujours recherchés Osmarino Maraes Filho et Magno Paiva Da Silva font l'objet d'un mandat d'arrêt.
Ce procès se poursuivit jusqu'au mercredi 21 mai.
Un adolescent pris en otage
Le fait le plus marquant dans cette série de braquages perpétrés en 2010 sur Cacao, est celui du jeudi 18 février. Alors qu'ils travaillaient dans leurs champs à 6 km du bourg, sur la piste des champs, un couple et leur fils âgé de 14 ans, Gaël, ont été braqués par trois hommes armés. La mère et l'enfant ont été ligotés et les braqueurs ont ordonné au père d'aller chercher 1 000 euros pour leur libération. La somme remise, seul la femme a été libérée. Des recherches ont été menées par les gendarmes et les habitants de Cacao une bonne partie de la nuit sans succès. Le jeune Gaël n'a été retrouvé que vers 14 heures, au-dessus du carrefour de la piste de Saut Bief après avoir passé vingt heures en forêt avec ses ravisseurs.
(photos d'archives)
(photos d'archives)

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