Après une énième agression, les enseignants exigent des mesures «rapides et concrètes»
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Après une énième agression, les enseignants exigent des mesures "rapides et concrètes"

Z.D.-C.
Le bureau du SE-Unsa Guyane.
Le bureau du SE-Unsa Guyane. • M.L.

Après l'agression d'une professeure des écoles vendredi dernier, le syndicat SE-Unsa a rencontré le recteur pour demander des mesures efficaces contre l'insécurité persistante dans les quartiers Bagdad et Vietnam de Saint-Laurent-du-Maroni.

C'est "en colère" qu'une délégation du syndicat SE-Unsa de Guyane a été reçue au rectorat de Guyane ce lundi matin.

Vendredi dernier, une enseignante de l'école Giffard de Saint-Laurent-du-Maroni a été agressée dans sa voiture sur son lieu de travail. En quittant l'établissement, elle a été victime d'une tentative de vol et est depuis en arrêt de travail.

Cet événement fait écho à une autre agression subie par une professeure du même établissement, le 12 novembre dernier, à la sortie des élèves.

"Le recteur s'est engagé à aller à la rencontre du personnel et écouter leurs propositions, rapporte Emmanuel Octavie, secrétaire général du syndicat de l'éducation. Nous lui avons aussi demandé qu'il aille à la rencontre de ses partenaires pour mettre en place un gardiennage aux horaires d'ouverture et de fermeture, en plus du renforcement des patrouilles des forces de l'ordre."

"Il ne faut pas attendre qu'un drame se produise"

En réaction à une insécurité persistante autour des écoles Giffard, Hodebar et Mouty, caractérisée notamment par des coups de feu et la présence de "bandes de délinquants", les équipes enseignantes avaient exercé leur droit de retrait mi-octobre.

"Il ne faut pas attendre qu'un drame se produise", martèle Emmanuel Octavie.

Pour l'heure, le recteur a exprimé ce lundi dans un communiqué son soutien "plein et entier" à l'enseignante agressée la semaine dernière et a assuré "prendre toutes les mesures nécessaires pour [l'] accompagner".

En attente de mesures "rapides et concrètes", le personnel enseignant des écoles Giffard, Hodebar et Mouty réfléchit à exercer, une fois de plus, leur droit de retrait. 

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