Véhicules hors d’usage : le casse-tête
Ils sont plus de 15 000 à attendre de rejoindre une filière de recyclage en Guyane. Les véhicules hors d’usage continuent de poser problème et les trois centres agréés du territoire arrivent tout juste à traiter un volume équivalent au flux annuel des véhicules entrant. Après des années de laxisme, l’état a fait fermer onze casses illégales sur trente-cinq depuis l’an dernier mais le chemin est long à parcourir. Immersion au cœur de l’une des trois casses agréées de Guyane.
On les aperçoit au bord des routes, dans les quartiers... Ils constituent une pollution tant visuelle qu’environnementale, à cause des sols qu’ils polluent. Les véhicules hors d’usage (VHU) restent un problème loin d’être résolu.
Depuis le retrait de l’agrément de la casse Marsolle à Cayenne fin octobre, pour cause de non-respect du code de l’environnement, seuls trois centres disposent d’une autorisation en Guyane pour traiter les véhicules hors d’usage : Caribbean Steel Recycling à Rémire-Montjoly, et Harry scrap métal et la casse Marsy à Kourou.
L’agrément VHU délivré par l’État garantit notamment la dépollution des véhicules ainsi que la traçabilité des pièces de récupération. Pour autant, aucun de ces centres ne respectent encore la totalité des normes. La casse Marsy nous a ouvert ses portes.
Ce vendredi, la carcasse complètement dépouillée d’une 206 abandonnée sur la voie publique à Kourou a été amenée à la casse. Le check up de la voiture est vite réalisé. « Sur une voiture comme ça, on ne peut récupérer aucune pièce et il n’y a rien de valorisable », indique Didier Marsy, gérant du centre depuis 2005. Il facture la destruction de chaque voiture 260 euros bien que, selon la loi, il doit garantir au particulier une reprise gratuite de son véhicule en fin de vie s’il est complet.
Des voitures dépouillées
Dans une filière qui fonctionne normalement, un...

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