Trafic d'espèces protégées entre la Guyane et l'Alsace : sept personnes condamnées
Au terme de plusieurs mois d’enquête, les investigations réalisées avaient permis d’identifier des personnes se rendant régulièrement en Guyane afin de prélever illégalement des espèces réglementées, notamment des araignées. Quatre d'entre eux ont été condamnés à des peines avec sursis. Trois autres doivent payer une amende.
L'affaire commence en septembre 2022. Le service départemental de l’Office français de la biodiversité est contacté par le bureau des douanes de l’aéroport de Cayenne. Ce dernier vient d'identifier quatre colis contenant des arthropodes, principalement des mygales, envoyés vers l’Hexagone sans déclaration préalable.
Au terme de plusieurs mois d’enquête, les investigations réalisées permettent d’identifier sept personnes se rendant régulièrement en Guyane afin de prélever illégalement des espèces réglementées.
De nombreuses espèces sont retrouvées, détenues de manière illégale, aux domiciles des mis en cause. L’enquête démontre également que plusieurs suspects vendaient illégalement ces animaux protégés en France, mais également à l’étranger, par colis ou lors de bourses de vente d’espèces dans des pays comme l’Allemagne, où la réglementation est différente.
Selon une précédente information à ce sujet, ce sont au total 97 mygales, 1 000 veuves noires au venin potentiellement mortel, ainsi que des reptiles (5 boas, 4 pythons), 22 scorpions, des tortues et deux grenouilles à flèche empoisonnée qui ont été réquisitionnés au cours des opérations. Les suspects sont déférés au Parquet de Strasbourg en avril 2024.
Les sept personnes ont été jugées le 12 septembre, puis condamnées ce 26 septembre en Alsace. Les quatre principaux accusés écopent de peines de prison avec sursis, allant de 3 à 8 mois. Trois autres hommes devront payer une amende. Le principal accusé, qui revendait les espèces protégées, voit son passeport être retenu.
France Nature Environnement, partie civile au procès, indique : "Les vendeurs en cause participent à la mise en danger de ces espèces en ramenant des espèces endémiques et en les revendant à des acheteurs ne disposant pas d’autorisations. Quant aux détenteurs d’espèces sans autorisation, ce jugement rappelle que la détention d’espèces protégées est soumise à condition et que certains animaux sauvages présentent des risques nécessitant une formation adaptée. "
Pour Guyane Nature Environnement : "Par sa décision pédagogique, le juge envoie un message dissuasif clair en condamnant les prévenus."

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