Eau et sécheresse : le plan Orsec déclenché en Guyane
Le niveau de vigilance « étiage » a été élevé au niveau rouge pour une durée minimale d’un mois, sauf amélioration des conditions climatiques. On vous explique ce que cela signifie.
Le niveau sur les fleuves devenait de plus en plus inquiétant. Les phénomènes de biseaux salés (augmentation de la salinité de l'eau potable) ou de pénuries d'eau dans certains écarts se multipliaient ces derniers jours.
Puis, en début de semaine, l'Association des maires de Guyane (AMG) a envoyé un courrier en préfecture pour demander la mise en place d'un plan Orsec eau et sécheresse.
Cela a été validé ce matin sur notre territoire. La réunion était encore en cours à 13 heures avec les services compétents.
En termes généraux, l'Organisation de la réponse de sécurité civile" (O.R.Se.C) est déclenché pour protéger la population face aux accidents, sinistres et catastrophes.
Selon les précisions de la préfecture envoyées en fin d'après-midi, "la Guyane connaît actuellement un étiage historique, impactant l’ensemble des cours d'eau de la région, une situation sans précédent qui surpasse celle rencontrée en 2009." Dans ce contexte, le niveau de vigilance « étiage » a été élevé au niveau rouge pour une durée minimale d’un mois, sauf amélioration des conditions climatiques.
"Cette baisse généralisée des niveaux fluviaux complique l’approvisionnement en eau et perturbe la navigation, rendant l’accès aux ressources essentielles encore plus difficile pour les communes du fleuve", poursuit la préfecture. Le dispositif d'urgence prévu ici vise à garantir la sécurité sanitaire de la population et à assurer la continuité de l'approvisionnement de biens de première nécessité dans les communes affectées.
Pour coordonner les actions de l’ensemble des services de l’État, le préfet a activé le centre opérationnel de zone (COZ)
Une cellule de crise se réunira désormais quotidiennement "afin d’assurer la continuité des services essentiels dans les communes impactées : approvisionnement en denrées alimentaires, eau, médicaments et autres biens de première nécessité. L'organisation du transport scolaire fait également l'objet d'une attention particulière en perspective de la prochaine rentrée."
L'AMG qui a lancé la dernière alerte, relevait de son côté une situation "d'une gravité exceptionnelle", et des "impacts directs sur les services publics", notamment dans les écoles des communes enclavées, avec la perspective de la prochaine rentrée. Les déplacements fluviaux, pour plusieurs bassins de population, devenaient également de plus en plus périlleux, d'où la demande d'une réponse étatique pour "éviter une crise humanitaire."

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