Le cyclone est passé il y a plus de 72 heures,
comment vivez-vous cette situation ?
J'ai toujours eu l'habitude de voir les
cyclones par-ci par-là à la télévision. Là, je l'ai vécu en vrai,
ça a été très difficile. Je l'ai vécu dans mon lycée. Je suis
proviseur adjoint au sein du lycée des Lumières de Mamoudzou nord
et dès le vendredi matin, nous avions appelé la population
avoisinante à venir se réfugier avec nous. Malheureusement, nous
avons une population informelle pour la plupart sans papier et sans
visa qui ont pris notre offre comme un guet-apens et ne sont pas
venus. Ces personnes là vivent dans des maisons passagères
notamment au sein du bidonville de Kaweni. Le problème, c'est qu'il
y a des pauvres qui veulent voler d'autres pauvres donc finalement
certains sont restés pour surveiller leurs maisons. Dans le lycée,
nous avons accueilli dès le vendredi soir, femmes et enfants alors
que les messieurs retournaient dans les baraquements. Le samedi,
une heure avant le pic du cyclone, alors que nous hébergions déjà
287 personnes, beaucoup d'autres nous ont rejoint et nous sommes
montés à plus de 1 500 personnes.
Comment faites-vous pour gérer une telle
crise ?
En tant que personnel de direction, cela a été
très difficile de gérer la situation. Ça a été catastrophique.
Pendant 3 heures, le vent a soufflé en ravageant tout sur son
passage. Deux grues positionnées non loin du lycée sont tombées, un
de nos bâtiments a perdu toutes ses tôles, des salles de classe ont
été entièrement inondées,...
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