Pouvez-vous nous parler des dispositifs et des
solutions mis en place dans le plan Chlordécone IV ?
L'un des défis de cette stratégie est
d'informer la population sur les solutions disponibles pour réduire
l'exposition à la chlordécone. Nous constatons encore aujourd'hui
un manque de connaissance sur certains dispositifs. Par exemple,
beaucoup ignorent que la chlordécone s'élimine naturellement du
corps lorsqu'on arrête de consommer des aliments contaminés, car
l'exposition est essentiellement alimentaire. Il est également
possible de cultiver des produits non contaminés sur des sols
pollués, d'élever des bovins de manière à éviter la contamination,
et des aides existent pour accompagner ces pratiques. Il y a tout
le volet « colère » de la population qui fait partie de
ce dossier. L'objectif est de rendre les informations accessibles à
tous et d'encourager des solutions adaptées à chaque situation et
la réduction de l'exposition.
Vous évoquez aussi une colère compréhensible
autour de ce dossier. Comment conciliez-vous cette colère avec
l'action sur le terrain ?
Je comprends parfaitement cette colère. On a
besoin de parler du dossier chlordécone, sans occulter ce qui s'est
passé. C'est un scandale, on ne pourra malheureusement pas revenir
en arrière. Cependant, cette colère ne doit pas être un frein à
l'action. Ma priorité est d'agir concrètement pour réduire
l'exposition de la population. Cela passe par la mise en place de
solutions adaptées aux réalités locales, en intégrant les
contraintes et les besoins de chacun. Nous travaillons avec les
élus, les associations, les professionnels de santé et de nombreux
autres acteurs pour relayer les messages de prévention et déployer
les aides existantes. Il est...
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