Un recours en carence fautive contre l'État déposé mercredi 17 janvier
Plusieurs organisations, dont Wild Legal et la COPAG, déposent un recours en carence fautive contre l'État français au tribunal administratif, le mercredi 17 janvier prochain à 10 h, face à l'inefficacité des mesures annoncées par la Première ministre Elisabeth Borne contre l'orpaillage illégal.
La lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane suscite des critiques après les récentes annonces de la Première ministre, Elisabeth Borne. Alors que des moyens humains et logistiques supplémentaires sont évoqués, des voix s'élèvent, estimant que ces mesures ne sont pas à la hauteur de l'enjeu.
Depuis la création du Parc Amazonien de Guyane il y a 20 ans, censé éradiquer l'orpaillage illégal, les échecs répétés des programmes militaires, économiques et sanitaires suscitent des préoccupations. Les conséquences de cette activité illicite, qui ravage l'Amazonie française et menace la santé des habitants du Haut-Maroni, sont qualifiées de violation grave des droits humains et de la nature.
Face à ces lacunes, plusieurs organisations, dont Wild Legal, l'Association Des Victimes du Mercure - Haut-Maroni, la COPAG, la JAG, Maiouri Nature Guyane, Solidarité Guyane, ainsi que Linia Opoya et Michel Aloike, chef coutumier du village de Taluen, annoncent un recours en carence fautive contre l'État français. Un premier recours gracieux déposé en octobre 2023 est resté sans réponse, donnant ainsi le feu vert à la saisie du tribunal administratif de Cayenne.
Le mercredi 17 janvier 2024, à 10 heures, ces organisations se réunissent à L’Accordeur à Cayenne avant de se rendre au Tribunal administratif déposer leur recours.

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