L'École de la deuxième chance s'exporte à Saint-Laurent
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L'École de la deuxième chance s'exporte à Saint-Laurent

Gaëtan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Lors de la visite de la secrétaire d'État Sarah El Hairi, des jeunes se sont exprimés sur leurs expériences au sein des structures d'insertion. Comme ici avec cette jeune stagiaire de l'E2C.
Lors de la visite de la secrétaire d'État Sarah El Hairi, des jeunes se sont exprimés sur leurs expériences au sein des structures d'insertion. Comme ici avec cette jeune stagiaire de l'E2C. • G.T.

Des difficultés financières l'année passée et 20 jeunes en moins cette année, l'École de la deuxième chance affirme avoir "réglé" ses problèmes et veut le prouver avec l'ouverture d'une antenne à Saint-Laurent. 

Des jeunes passés par l'École de la deuxième chance (E2C) témoignent de leur expérience auprès de Sarah El Haïry, secrétaire d'État chargée de la jeunesse. Le portrait dressé est positif. Les stagiaires qui s'expriment sont reconnaissants de l'opportunité donnée. 

Près d'un an en arrière, les jours étaient plus difficiles pour cette structure d'insertion sociale. Loin de la promesse d'un parcours professionnel qualifiant, rémunéré, certains jeunes ne recevaient justement plus de rémunération. 

Parmi ceux atteints : "certains encore attachés au foyer, d'autres pas identifiés... peu connus, sans titre de séjour valide. Ils ne pouvaient bénéficier de l'indemnité promise", précise Manuelle Fulgence, secrétaire de la structure. Forcément, cela engendre des tensions, avec de nombreux départs en cours d'accompagnement.

"On a été identifié comme des vendeurs de rêve"

"Ça a fait le tour des réseaux. Après cela, on a été identifié comme des vendeurs de rêve", se rappelle encore Mme Fulgence. Conséquence directe, l'E2C a accueilli 20 jeunes en moins cette année.

Mais grâce notamment à une aide de 150 000 euros venue de la CTG, la situation avait finalement pu se tasser."Fort heureusement c'est réglé", indiquera enfin Manuelle Fulgence.

Les encadrants peuvent désormais se tourner vers de nouveaux horizons. Si une deuxième antenne devait ouvrir à Maripasoula - sans aboutir - c'est désormais à Saint-Laurent que l'E2C va s'implanter. Le besoin dans la commune du Maroni est réel. "On espère une ouverture en mars", annonce le premier vice-président Gilles Ayanne. "Notre problème actuel, c'est le recrutement dans l'ouest. On recherche du personnel", continue-t-il. 80 jeunes pourront y être accompagné. Pour comparaison, 120 peuvent être accueillis chaque année, au maximum, à l'antenne de Cayenne.

Fonds manquants : à qui la faute ?

Avec la fermeture de l'Opérateur public régional de formation (OPRF) plus tôt dans l'année (lié à la CTG ndlr), les accusations d'abus de pouvoir et de harcèlement moral à la Maison familiale rurale (MFR) de Soula, puis les problèmes financiers à l'École de la deuxième chance que l'on vient d'évoquer : où se situe l'État dans tout cela ? La secrétaire d'Etat chargée de la jeunesse, Sarah El Haïry répond.

"L'État n'a jamais eu un investissement aussi important que sur ces 15 dernières années. L'année passée, on a dépensé 9 mds d'euros pour les jeunes en insertion ; en formation ; en service civique. Les jeunes de l'E2C se voient accompagnés par la mission locale et par des fonds d'État. À chaque fois qu’une structure comme l'E2C se voit dans une situation de difficulté financière, l’ensemble des acteurs apportent des réponses, que ce soit État ou les collectivités comme la CTG avec l'E2C l'année dernière. Chacun partage sa mission."

Selon les chiffres donnés par Gilles Ayanne, sur les 900 000 euros de budget annuels à l'E2C, 33 % sont subventionnés par l'État.

L'entretien de France-Guyane avec Sarah El Haïry avant son passage en Guyane à retrouver ci-dessous.

 

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