Délégué de classe, une vraie responsabilité
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Délégué de classe, une vraie responsabilité

G.A.

Une cinquantaine d’élèves de 6e et de 5e des collèges Auguste-Dédé et Rémire II a participé à une formation assez spéciale dispensée hier à l’auditorium de la mairie.


Qu’est-ce qu’un bon délégué de classe ? En voilà une bonne question à l’heure où les élèves commencent déjà à avoir en vue le conseil tant redouté du 1er trimestre. La question a mobilisé hier 18 élèves de Rémire II ainsi que 28 autres du collège Auguste Dédé, qui se sont spécialement réunis dans l’auditorium de la mairie de Rémire-Montjoly. « L’objectif, qui sert déjà à rassembler les élèves des deux collèges, entre lesquels il y a parfois un peu de tension, est surtout de leur donner les bons outils pour remplir leur rôle de délégué, explique Farouk Amri, CPE au collège Dédé. On est là pour les responsabiliser sur la manière de représenter leurs camarades ».

D’où l’importance, déjà, de se connaître. Ainsi, des binômes ont été formés et les élèves invités à présenter leur moitié. On apprend par exemple que Stéphanie aime, pêle-mêle : « le hand, les films d’horreur, le cheval, le rock, Noël ou le wassaï… » Un petit devoir oral ne fait jamais de mal, surout pour un délégué de classe. Ensuite, il s’agit de définir la fonction exacte du représentant de classe. Ce qu’il doit faire : « être disponible et attentif », répondent en chœur Franck et Larissa. Mais ce qu’il ne doit pas faire : « donner des ordres et jouer au chef ». Ou encore, selon Danielle, élève de 5e à Dédé : « être un perturbateur, égoïste, et ne pas propager les rumeurs ! » Tiens donc. Certains apprennent vite. C’est que le CPE du collège vient tout juste de terminer sa petite démonstration (basée sur le téléphone arabe) sur les dangers et la non-fiabilité de ces fausses nouvelles qui peuvent circuler dans l’enceinte d’un l’établissement, comme « l’absence présumée d’un prof ou l’alcoolisme d’un parent ». Bref, « ne pas croire tout ce que l’on entend ». On l’aura compris, un bon délégué de classe doit aussi faire preuve d’un certain discernement.

En tout cas, les jeunes élus ne semblent pas prendre leur fonction à la légère. Qetoura, 12 ans, est consciente « qu’il faut déjà montrer l’exemple quand on est délégué ». Mais comme résume Erika, « on est surtout là pour représenter tous nos camarades et éventuellement les aider s’ils ont des difficultés ». Aujourd’hui, c’est au tour des élèves de 4e et de 3e de participer à cette formation, et d’avoir un avant-goût de ce que peut être la démocratie lorsqu’on n’est encore qu’au collège.


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