Vers une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ?
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Vers une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ?

Laura Baudier l.baudier@agmedias.fr
Le rapport propose 43 recommandations, parmi lesquelles : l'interdiction de l'accès aux services de réseaux sociaux en ligne aux moins de 15 ans.
Le rapport propose 43 recommandations, parmi lesquelles : l'interdiction de l'accès aux services de réseaux sociaux en ligne aux moins de 15 ans. • JEAN-MARC ETIFIER/PHOTO FRANCE-ANTILLES

Le rapport tant attendu de la députée Laure Miller, rendu public jeudi 11 septembre, tire à boulets rouges sur la plateforme chinoise TikTok. La commission d'enquête parlementaire relative aux effets psychologiques de ce réseau social sur les mineurs propose 43 recommandations, formulées dans ce rapport cinglant.

«Tout démontre que l'algorithme de TikTok pousse au pire, isole, enferme, détruit. » « Le verdict est sans appel : cette plateforme expose en toute connaissance de cause nos enfants, nos jeunes, à des contenus toxiques, dangereux, addictifs. » « Il faut forcer TikTok à repenser son modèle. »

Le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, rendu public le 11 septembre, n'y va pas par quatre chemins. Le constat de cet imposant rapport (deux tomes de 1 367 pages en tout) est accablant. 

Plus de 170 personnes ont été auditionnées et plus de 30 000 témoignages ont été recueillis. 

Algorithme pernicieux et contenus dangereux 

« TikTok n'est pas une plateforme neutre. C'est une machine algorithmique conçue pour capter l'attention, l'enfermer dans un circuit fermé de contenus similaires, et l'exploiter », pointe du doigt le président de cette commission, le socialiste Arthur Delaporte.

Le réseau social TikTok a été créé en 2017 par la société chinoise ByteDance et propose un flux infini de vidéos courtes. 

Une machine algorithmique aux contenus dangereux qui semblent être même encouragés par le fameux algorithme. 

« Le public de TikTok est exposé à de multiples images, vidéos et musiques glorifiant le suicide et l'automutilation », peut-on lire dans le rapport. Le suicide et l'automutilation sont, en effet, souvent présentés comme une solution. Stéphanie Mistre, qui a perdu sa fille par suicide en 2021, explique ainsi, lors d'une audition : « Les contenus qu'elle regardait étaient mortifères, [...] mettant en avant des chansons qui prônent le suicide comme une libération -"suicide-toi et tu iras beaucoup mieux". » 

Et tout y passe : suicide, automutilation,...

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