Arrêts maladie : entre lutte contre la fraude et mal-être au travail
Depuis le 1er septembre, les anciens formulaires papier d'arrêt de travail ne sont plus valables. Seul un nouveau Cerfa, ultra-sécurisé, est désormais accepté.
À l'heure où les formalités administratives sont principalement numériques, c'est une réforme technique, mais à fort impact symbolique. Pour les consultations à domicile ou les cas où la télétransmission n'est pas possible, l'assurance maladie impose désormais un nouveau formulaire papier d'arrêt de travail, renforcé par sept dispositifs de sécurité. Objectif affiché : lutter contre la fraude, estimée à 42 millions d'euros de préjudice en 2024 à l'échelle nationale. « En Guadeloupe, le préjudice est moindre : environ 50 000 euros », selon Frantz Foggea, sous-directeur de l'assurance maladie au sein de la Caisse générale de Sécurité sociale (CGSS). « On ne peut pas vraiment parler de recrudescence [locale], mais il y a des fraudes. [...] Ce n'est pas lié à une augmentation à l'échelle locale, mais à une augmentation nationale et cela nous concerne aussi », explique-t-il. Un dispositif strict qui entend répondre à un fléau national : la falsification de justificatifs.
Au-delà de la fraude, un signal d'alerte
Du côté des salariés, la mesure peut être perçue comme un durcissement. Elle interroge...

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