Trop Violans bloque la CACL contre le projet d'ISDND
Ce vendredi 20 septembre, l'association Trop Violans a bloqué l'accès au siège de la Communauté d’Agglomération du Centre Littoral (CACL) pour protester contre le projet d’Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND), en discussion depuis près de dix ans. Aucun des deux sites proposés, l'un à proximité de l'usine Dilo, porté par la CACL, et l'autre dans la zone agricole de Wayabo, porté par Seshé Environnement, ne semble pour l'heure faire l'unanimité.
La CACL a réagi par voie de communiqué en précisant que depuis juin 2024, ses équipes travaillent à la réorientation du projet et à une nouvelle implantation, en concertation avec la Préfecture, la CTG et les acteurs concernés. Une présentation aux élus est prévue lors de la prochaine assemblée. Contrairement à ce qui a pu être écrit ailleurs, le projet d'ISDND n'est pas suspendu.
Serge Smock, président de la CACL, a rencontré les représentants de Trop Violans pour discuter de ces évolutions.
Interrogé sur le sujet il y a deux semaines, dans l'émission Le Grand Forum de Radio Péyi en partenariat avec France-Guyane, le préfet Antoine Poussier expliquait (à partir de 28:18 min) : "La compétence des déchets c'est la CACL qui l'exerce (...) en tant que préfet j'exprime surtout une inquiétude (...) l'inquiétude sur le fait que depuis maintenant presque 15 ans on sait qu'on a besoin de remplacer le site du Maragouin. (...) Je pense qu'on a d'ores et déjà dépassé la limite (...) En tout état de cause, ceux qui imaginent qu'un autre projet puisse émerger dans un délai raisonnable se trompent."
Il a toutefois réévoqué l'hypothèse du site du Galion, qui avait été, à l'époque, écartée par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) à cause d'un risque aviaire incompatible avec la sécurité aérienne. "La dernière fois que j'ai rencontré Gabriel Serville et Serge Smock, le projet du Galion a été évoqué et il a été mis en avant le fait que la nature des déchets qui serait enfouie serait différente et pourrait limiter le risque aviaire", rapporte le préfet. Il reste cependant très prudent : "Les premiers échanges qu'on a eu sur ce sujet avec la DGAC font que, très probablement, le risque reste très important."

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