La construction d'un giratoire facilitant l'accès à la zone commerciale Terca, à Matoury, a été entérinée hier par la signature d'une convention entre le Conseil régional, la SCI Balata et la Semsamar. Un aménagement dont le montant avoisine 1,4 million d'euro.
La zone commerciale de Terca, à Matoury, n'a de cesse de s'étendre. Les enseignes fleurissent et les automobilistes sont de plus en plus nombreux à s'y engouffrer pour effectuer des achats, voir un film, etc. De plus, la future mise en service de l'échangeur de Balata va entraîner d'inévitables modifications dans le rythme de circulation des véhicules. À la fois plus de fluidité et de sécurité s'avèrent donc nécessaires aux abords de la zone. C'est la raison pour laquelle la construction d'un nouveau giratoire a été entérinée hier au sein de la cité administrative régionale, à Cayenne.
Le président de Région, Rodolphe Alexandre, ainsi que le gérant de la SCI Balata, André Saada, ont parafé une convention devant l'ensemble des copropriétaires de la zone Terca. « On attendait ce moment depuis longtemps » , affirme André Saada. La Région s'est engagée à verser un apport financier d'un montant de 250 000 euros pour la réalisation du projet. La SCI Balata déboursera 900 000 euros tandis que les co-propriétaires (But, Carrefour, Agora, Family Plaza, Weldom, etc) s'acquitteront d'une participation de 198 000 euros. Responsable de l'aménagement du territoire au sein de la Région, Vincent Barbier explique que la construction de la nouvelle infrastructure devrait être achevée à la fin du mois de mars. « Avec ce giratoire, tous les mouvements seront possibles pour accéder au site » , complète-t-il. Les bretelles existantes, qualifiées de « dangereuses et accidentogènes » , seront supprimées au profit de nouvelles entrées.
Le terrain sur lequel va être bâti le giratoire appartient à la SCI Balata. Sa valeur est estimée à 700 000 euros mais c'est à titre gracieux qu'il est mis à la disposition des investisseurs. Lorsqu'il sera terminé, l'aménagement sera immédiatement rétrocédé à la commune de Matoury. « Pour des questions d'entretien et juridique, indique André Saada. C'est une perte financière mais pour un gain de confort qui n'a pas de prix. »
Certains co-propriétaires se montrent plus réservés. Comme Charles André, pour l'Agora et le snack Elysée, qui lance : « Je demande à voir. J'ai toujours le sentiment qu'on voit trop petit. Mais ça ne peut que s'améliorer. »
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