« Nou pa sa dé mouton »
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« Nou pa sa dé mouton »

Pierre ROSSOVICH

Les représentants des associations et syndicatas appellant à manifester, ont tenu une conférence de presse hier à la CGPME, à Cayenne (PR) © photos : P.R.

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Hier matin, les stations ont ouvert les cuves vides comme pour mettre dos à dos le gouvernement et les pétroliers. Hier soir, ces derniers n'avaient toujours pas réapprovisionné les pompes. Ce matin, une manifestation est lancée à travers le département contre cette « prise d'otage » .

Depuis dimanche, un appel à manifester à Cayenne, Kourou et Saint-Laurent circule sur internet. Les associations de consommateurs Guyane-Que Choisir et AFOC (issu du syndicat force ouvrière) et les syndicats CDTG-CFTD, CFE-CGC, CFTC et FO appellent à manifester contre « la prise d'otage que subissent les consommateurs à chaque grève d'essence » . « Il y a entrave à la liberté des consommateurs. La filière carburants pratique le refus de vente! » , déclare pêle-mêle Martine Nivoix, représentant les syndicats. Toute la population est appelée à manifester ce matin. À Cayenne, le cortège partira de la station Vito de la route de Baduel, gérée par Sylvie Désert, pour rejoindre la préfecture. Ils présenteront leurs doléances au préfet. Lors d'une conférence de presse organisée hier, Monique Guard de Guyane-Que Choisir tient à faire montre de sa détermination : « Même si nous sommes quatre canards et deux oies, nous irons chez le préfet! Et des bonnes femmes dans la rue, ça peut faire mal » . Également présente à cette conférence de presse, Marie-Rose Gobert, représente les habitants de Kaw. « Notre commune est très dépendante du carburant. Aujourd'hui, cette grève nous met en danger. Si nous devons pratiquer une évacuation sanitaire, comment faisons-nous ? « C'est un mouvement à long terme que les associations et syndicats qui marcheront ce matin veulent initier. Comme le résume Corinne Chauvier, de Guyane-Que Choisir : « On sait que l'on ne gagnera pas plus de 3 centimes par litre d'essence. Mais ce que nous voulons désormais, c'est la transparence totale sur le circuit des carburants et sur la fixation des prix, et nous y veillerons » .
La manifestation, dont le slogan est « Nou pa sa dé mouton : tous concernés, tous mobilisés » , a lieu à Cayenne, Kourou et Saint-Laurent :
- Cayenne : RDV à 8 h devant la station VITO route de Baduel pour rejoindre la Préfecture, -Kourou : RDV à 8 h devant la station TOTAL-Pariacabo, -Saint-Laurent : RDV à 8 hrond-point Monnerville.
Chômage technique et débrouille pour les professionnels
Hier soir, la préfecture indiquait que « toutes les mesures juridiquement permises seront prises pour limiter l'impact de ce conflit sur le fonctionnement des intérêts vitaux de la Guyane » . Quatre stations ont été réquisitionnées et plus de 1 200 véhicules sont autorisés à s'y approvisionner. Mais ce n'est pas le cas de tous les professionnels de la route. Joël Ibos, responsable de l'auto-école Ibos nous confie son désarroi : « Sur mes huit véhicules, plus aucun n'a d'essence. Je vais devoir mettre mes employés au chômage partiel. Cela représente un manque à gagner d'environ 2 300 euros par jour » . Jean-Pierre Domput est responsable de la société Domput transports, des taxicos qui relient Régina à Saint-Georges. Ces trois employés sont déjà au chômage technique. Il est plutôt amer : « Le décret Lurel est une bonne chose. Mais s'il faut qu'on gagne deux sous pour nous en reprendre trois derrière, c'est pas la peine » . Si la grève des pétroliers dure trop longtemps, Jean-Pierre sait ce qu'il fera : « J'irai faire le plein à Oiapoque.
Le gasoil à 3, 80 reais/litre est de bonne qualité, il faut juste rajouter de l'additif. » Le service public est également impacté.
À EDF, un nombre limité de véhicules est autorisé à s'approvisionner dans les stations réquisitionnées. Pour le reste des agents, c'est la débrouille. Comme ceux chargés de relever les compteurs qui font leur tournée... à pied.
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