Devenir les « infirmiers des arbres »
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Devenir les « infirmiers des arbres »

Audrey VIRASSAMY

Connaître les arbres et leurs pathologies... Voilà certains des modules que les stagiaires apprennent à maîtriser (CA) © CA

La première formation au Certificat de spécialisation option taille et soins des arbres se déroule actuellement au Centre professionnel de formation agricole de Matiti. Six stagiaires apprennent l'art et la manière de bichonner les arbres en toute sécurité.

Ils viennent de passer une semaine aux Îles du Salut. Mais Valentine, François, Gonzalo, Alvin, Yannis et Robenson n'ont pas passé leur temps à se prélasser au bord de l'eau. Depuis plusieurs mois, le groupe se forme aux métiers liés à l'élagage et au soin des arbres. Sur l'île Saint- Joseph, ils ont travaillé, en collaboration avec le Cnes qui compte aménager le site. Leur formation, sanctionnée par le Certificat de spécialisation option taille et soins des arbres, est proposée pour la première fois chez nous. « C'est un diplôme du ministère de l'agriculture, explique Adrienne Stasse, directrice du Centre professionnel de formation agricole de Matiti. Il n'est pas obligatoire pour exercer, mais il est en passe de le devenir. » Dans deux ou trois ans, pas possible alors, d'embaucher des élagueurs non formés.
Tailler les arbres n'est qu'une partie de l'apprentissage ; les stagiaires découvrent la biologie, les pathologies des arbres... « Pour certaines personnes, l'arbre n'est pas vu comme un être vivant, mais comme un mobilier urbain » , regrette Christian Ambiehl. L'homme, formateur à Saint-Germain-en-Laye est venu en appui à Lannick Rerat, professionnel de la place qui encadre les stagiaires. « Beaucoup de gens savent couper les arbres, mais il y en a peu qui savent les tailler, poursuit-il. Et un arbre mal coupé va être fragilisé : il va durer 10 ans au lieu de 50. » Sans compter qu'un arbre mal coupé, ce n'est pas toujours très esthétique...
Ayant suivi des parcours différents - en cuisine, dans le marketing, en licence professionnelle, dans les énergies renouvelables... -, les stagiaires ont changé leur vision du monde végétal. Même si Gonzalo, par exemple, n'aime toujours pas les cocotiers, il sait désormais comment y grimper. Tout comme Alvin, qui faisait de l'abattage à Camopi, mais sans dispositif de sécurité. Or, la sécurité est un élément fondamental du métier. Voilà pourquoi cette semaine, le groupe apprend les bases du sauvetage.
La formation financée, cette année, par l'Europe, la Région et la mairie de Kourou, sera reconduite à la rentrée prochaine.
Contact : 0594 38 76 26

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