Affaire Châton : les détracteurs de Phinéra-Horth s'unissent
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CAYENNE

Affaire Châton : les détracteurs de Phinéra-Horth s'unissent

K. S.
Alex Weimert, Jean Parize et Renée Perlet, deuxième vice-présidente de la CLCV, hier lors d'une conférence de presse (ks)
Alex Weimert, Jean Parize et Renée Perlet, deuxième vice-présidente de la CLCV, hier lors d'une conférence de presse (ks)

Les élus d'opposition, la CLCV, l'UFC et même Tròp Violans font désormais front commun contre le maire dans l'affaire de Châton. Et réclament déjà une audience au préfet.

Nouveau rebondissement dans le feuilleton Châton. Alors que la mairie de Cayenne a retiré, mardi dernier, son droit de priorité et renoncé à l'acquisition des parcelles de Châton et Petit Chalet (notre édition du 29 octobre) , un collectif entend faire toute la lumière sur ce dossier. Celui-ci regroupe les élus d'opposition de la liste Cayenne d'abord, la CLCV (Consommation, logement, cadre de vie), l'UFC et le collectif Tròp Violans. « Nous allons demander une audience au préfet pour lui faire part de nos doutes » , annonce le conseiller municipal Jean Parize. « Et nous nous interrogeons pour savoir si nous porterons l'affaire en justice » , intervient Monique Guard, présidente de l'UFC, qui parle de délit de favoritisme. « Il est clair et c'est puni par la loi. Mais c'est à la justice de chercher la vérité. »
Le collectif reproche au maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra-Horth, d'avoir choisi un promoteur privé pour son projet de construction, sans consultation préalable. Évidemment, l'affaire des 5 000 euros versés au titre d'indemnité d'éviction à treize familles qui occupaient illégalement le terrain de Petit Chalet, fait encore grincer des dents. « La question du logement est une problématique suffisamment forte pour que ce dossier ne soit pas traité par-dessus la jambe comme ça a été fait. Il faut que chacun sache ce qui s'est passé. On ne peut pas faire de la Guyane une nouvelle république bananière » , lâche Alex Weimert, ancien candidat aux municipales. « Mais au-delà des affaires juridiques, ce qui nous intéresse c'est de faire de la pointe Châton un vrai espace public avec jardin d'enfants, parcours santé (...) » , reprend Jean Parize, qui avait déjà soumis cette idée lors du dernier conseil municipal. On n'était pas opposé au droit de priorité, au contraire. C'était l'occasion d'impulser un grand projet d'aménagement. Désormais, la mairie va se contenter d'étudier le permis de construire qui lui sera présenté. »

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