À la CCIG, l'opposition gagne du terrain
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

À la CCIG, l'opposition gagne du terrain

Kerwin ALCIDE
Jean-Paul Le Pelletier a obtenu 18 voix contre 14 à Carol Ostorero (TF)
Carol Ostorero a déposé un recours au tribunal administratif contre l'élection du bureau et de son président (TF) • THOMAS FETROT

Écartée du bureau lors de la réélection du président en septembre, l'opposition vient de ravir à la majorité toutes les commissions internes. Parallèlement, un recours a été déposé contre l'élection de Jean-Paul Le Pelletier.

« Être réélu à la tête d'un bureau plus soudé. » Voilà une déclaration émise par Jean-Paul Le Pelletier après la réélection du bureau de la CCIG en septembre. Quelques semaines auparavant, il avait lui-même provoqué la démission du bureau afin de, explique-t-il, trouver des membres de la plus parfaite loyauté. En réalité, il cherchait à se défaire d'anciens colistiers qui ne répondaient plus à ses critères de loyauté. Moins de trois mois après cet épisode, le président Le Pelletier est en droit de se poser quelques questions. Surtout au lendemain d'un vote surprenant de sa propre majorité.
« Nous n'imaginions pas un tel scénario » , plaisante Daniel Cimadure, l'un des membres mis sur le banc de l'opposition. Réunis mardi soir, le bureau devait restructurer les principales commissions et sous-commissions. Sans trop y croire, l'opposition, symbolisée aujourd'hui par Daniel Cimadure, Françoise Gimel, Daniel Sinaï et Carol Ostorero, présente des candidats dans chaque sous-commission. Et l'emporte face à la majorité.
Sans vouloir évoquer ouvertement une prise de conscience, l'opposition estime qu'il y a au moins « une reconnaissance du travail réalisé » . Daniel Cimadure parle d'une « opposition constructive » alors que Françoise Gimel rappelle que leur priorité reste les entreprises. Car dans l'opposition, on refuse d'être présenté comme étant des obstacles au bon fonctionnement de la chambre. Désormais, l'opposition dispose d'un certain pouvoir au sein de la structure et devient même force de propositions. Ces sous-commissions, explique Carol Ostorero, déterminent les actions à mener. Mais cette politique doit être validée et présentée au bureau par une commission principale dont le président a été... désigné par Jean-Paul Le Pelletier et non élu par ses pairs. « Dans un souci d'apaisement, nous avons accepté cette forme de démocratie » , confie Daniel Cimadure. Carol Ostorero, elle, regrette le non-respect du règlement intérieur et des règles en vigueur. C'est pour ces mêmes raisons qu'elle a assigné, en son nom, le président et son bureau au tribunal administratif. Elle demande l'annulation des élections.
Carol Ostorero a déposé un recours au tribunal administratif contre l'élection du bureau et de son président (photo d'archives)

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger