Affaire Dorlin : « La présence de bandes armées est la marche qui précède la venue de factions criminelles en forêt »
Joël Sollier, procureur général, et Caroline Tharot, qui représente le Parquet au procès du massacre de Dorlin, répondent à nos questions sur les liens entre les bandes armées et le site de Dorlin
Cette affaire s’inscrit
dans un contexte de règlements de comptes entre bandes armées.
Quelle est l’emprise encore aujourd’hui de ce genre de groupe dans
le milieu de l’orpaillage illégal guyanais ?
JS : La présence
des bandes armées dans le milieu de l’orpaillage a presque toujours
existé. Les actes de violence sont liés à la nature même de cette
activité. Ce qui est plus récent, c’est le fait qu’elles sont
devenues plus systématiques, plus organisées et surtout plus
violentes.
NB : Cet interview fait partie du dossier "Dorlin, la guerre de l'or" les autres articles à retrouver dans notre supplément et dans la rubrique "Affaire Dorlin"
Sous quelle forme est-ce que ces groupes existent
en 2025 ?
JS : Quand vous
avez des règlements de comptes à grande échelle de ce type, il y a
derrière des opérations de gendarmerie pour interpeller des
personnes. Les groupes sont relativement identifiés. On sait
lesquels tiennent Dorlin, Eaux Claires ou Camopi.
Ils sont identifiés parce que les garimpeiros parlent — pas
toujours avec la précision voulue — mais on sait à peu près un peu
qui fait quoi et qui est où. Quand ces groupes sont défaits, soit
parce qu’ils ont subi des règlements de comptes, soit parce qu’ils
ont été arrêtés, il y a une chute dans la courbe de la délinquance.
Mais ils sont ensuite remplacés par d’autres. Vous avez...

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