Aimé Césaire vu par les Japonais et les Anglais lors d'un colloque
Le colloque international consacré à Aimé Césaire se terminait hier samedi. Pendant 4 jours, des interlocuteurs venus du monde entier ont échangé autour des oeuvres du chantre de la négritude, figure emblématique de la littérature française.
Kunio Tsunekawa a enseigné pendant 30 ans la littérature à l'université Hitotsubashi à Tokyo. « Le Harvard japonais », dit-il en rigolant. Dans un Français parfait il nous raconte sa rencontre avec Césaire. C'était en 1996, lors de sa première visite en Martinique, Césaire était encore maire de Fort-de-France.
« Il m'a accueilli gentiment. Il a raconté sa rencontre avec Senghor, au lycée Louis-le-Grand. Pour moi, c'était une figure importante de la littérature française. »
Une figure que le professeur émérite connaissait déjà depuis plusieurs années, car sa rencontre avec Césaire, avec son œuvre plutôt, a eu lieu alors que l'enseignant n'était encore qu'étudiant.
« J'ai trouvé dans une librairie parisienne ''l'Anthologie'' de Léopold Sedar Senghor. Là-dedans, il y a beaucoup de citations d'Aimé Césaire. Comme j'étais étudiant de lettres françaises, j'étais sensible à la qualité de sa poésie », se rappelle-t-il. À ce moment, Kunio Tsunekawa ne lit pas encore entre les lignes. La forme avant le fond.
« Quand j'étais jeune, que j'étais étudiant, je faisais mes études de mémoire et de doctorat sur Paul Valéry, un grand...

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