Les officiels dévoilent la plaque marquant la naissance du Centre d'archéologie amérindienne Kalapa de Kourou (PhCh)
Hier matin, a eu lieu l'inauguration officielle du Centre d'archéologie amérindienne Kalapa, à Kourou. L'occasion de mettre en lumière la culture amérindienne, qui a pu s'approprier un lieu entièrement dédié à son histoire.
« Nous sommes les descendants de cette terre d'Amazonie. Nous croyons dans les esprits. Souhaitons qu'ils nous apportent sérénité et prospérité pour l'avenir de notre jeunesse. » Voilà comment Anne-Marie Chambrier, la coordinatrice déléguée et présidente de la fédération Lokono de Sainte-Rose de Lima à Matoury a salué l'ouverture du Centre d'archéologie amérindienne de Kourou, inauguré hier matin. La communauté amérindienne, accompagnée des principaux représentants des autres populations guyanaises, s'est dignement appropriée un lieu qui selon les voeux de tous est avant tout un élément majeur de la reconnaissance de la culture amérindienne. Une communauté « qui souffre toujours de ne pas pouvoir faire reconnaître ses droits » comme le précisait Jean-Etienne Antoinette. Le sénateur-maire de Kourou vient d'interroger le ministre des Affaires étrangères au Sénat sur la difficulté dont fait preuve notre pays pour reconnaître la nécessité d'un statut plus protecteur pour les peuples autochtones (convention 169). François Roger, conseiller municipal et chef coutumier, préférait se reporter au « témoignage d'affection » qu'en ce jour d'inauguration l'ensemble de la population guyanaise et, notamment, les premiers écoliers en visite, avaient tenu à lui manifester au nom de tous les siens. « Pour nous, c'est un moment très riche. Nous disposons désormais d'un lieu où la mémoire de nos ancêtres, le passé mais aussi l'avenir vont pouvoir s'afficher. »
MAGIE ET SOLENNITÉ
Le centre se visite déjà comme un lieu de pèlerinage et de mémoire. « C'était très émouvant de faire ses premiers pas dans ce lieu et dans ce contexte. On se sent entouré de magie et de solennité. Il deviendra certainement incontournable pour nos collégiens qui pourront y faire de l'histoire, des lettres, des arts plastiques » , imagine déjà Annie Roger, la principale du collège Henri-Agarande. Une solennité dont semblent avoir été emprunts les premiers élèves à avoir visité le musée et le site des roches gravées. « C'est moi qui ai guidé les premiers visiteurs et j'ai été surpris par la gravité avec laquelle ils s'approchaient des vestiges du passé. Non seulement ils semblaient intéressés mais aussi particulièrement impressionnés » , remarque Aline Tsmikeboky, de l'office du tourisme.
Le Centre d'archéologie amérindienne, situé à Pariacabo, est désormais ouvert au public gratuitement pour l'instant et pour un coût moyen de 6 à 8 euros dans l'avenir. Il est amené à devenir un lieu de visite incontournable pour tous les touristes ou amis qui veulent s'imprégner de « l'esprit profond de la Guyane » qui, par les fleuves, nous vient de la forêt.
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