"Rendre justice et reconnaitre que ces populations n’ont pas été bien traitées"
Soutenez la presse écrite et France-Guyane : >ABONNEZ-VOUS !
HOMES AMERINDIENS

"Rendre justice et reconnaitre que ces populations n’ont pas été bien traitées"

Gaëtan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Photo du home d'Iracoubo
Le « home » d’Iracoubo, dans le nord de la Guyane, dans les année 1950. FONDS DE ARNAULD HEURET, paru dans Le Monde.

La semaine dernière, nous publions un entretien avec l'évêque Alain Ransay dans lequel ce dernier défendait les homes. Ces institutions catholiques créées en Guyane à partir des années 1930, et qui avaient pour but d’évangéliser les populations amérindiennes et bushinengués. Depuis, des réactions à ces propos émergent. 

Les homes, ces institutions religieuses financées par l'État, créées dans les années 1930 en Guyane. Les enfants amérindiens et bushinengués qui y étaient placés étaient éduqués sur place. Une évangélisation et une assimilation forcée, menée par le clergé, y est notamment dénoncé dans "Allons enfants de la Guyane", un ouvrage rédigé par Hélène Ferrarini, paru en septembre 2022.

Nous faisions réagir l'évêque Alain Ransay aux témoignages exposés dans ce livre dans un entretien paru la semaine dernière. Il y défend les sœurs, recontextualise les pratiques et s'interroge sur les raisons pour lesquelles on condamne des faits du passé avec nos critères du présent.

Depuis cet entretien, certains membres de la communauté amérindienne réagissent. L'interview de France-Guyane est même évoqué dans l'émission "Le Temps du débat"  diffusé sur France-Culture cette semaine.

Invité de l'émission, le député de la 1ere circonscription de Guyane, Jean-Victor Castor, l'évoque spontanément et lance brusquement : "Je suis outré de la réaction de l'évêque. Il est dans le déni total. Sa réaction, pour moi, est scandaleuse. On en revient toujours à recontextualiser des choses qui ne sont pas acceptables,...