Le combat des Amérindiens guyanais pour rapatrier les restes humains de leurs ancêtres exhibés à Paris en 1892
Il aura fallu 132 ans pour que les restes humains de six autochtones kali’na et arawak, déportés de Guyane et du Suriname en 1892 pour être exposés dans les zoos humains du jardin d’acclimatation à Paris, puissent être identifiés et honorés par leurs descendants.
La semaine dernière, une délégation composée d’un chaman, de yopotos (chefs coutumiers) autochtones ainsi que de descendants kali’na a pu se rendre au musée de l’Homme à Paris où sont conservés ces restes humains. Un déplacement ponctué par une cérémonie spirituelle, et l’affirmation d’une demande : celle du rapatriement de ces ossements en Guyane pour leur offrir une sépulture et contribuer à apaiser cette blessure de l’histoire coloniale. France-Guyane s’est entretenu avec trois participants de cette délégation : CorinneTokacDevilliers, descendante de kali’na exhibés et fondatrice de l’association « Moliko Alet+po », Alexandre Sommer, kali’na et jeune militant de l’ONAG (Organisation des Nations Autochtones de Guyane) et Bénédicte Fjeke, yopoto du village autochtone de Terre Rouge. Regards croisés.
Corinne Toka Devilliers, vous êtes une descendante de Molko de son vrai nom après identification, une des...

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