Qu'est-ce qui vous a poussé à vous intéresser
à ce pan de l'histoire de la Guyane ?
Tout a commencé il y a plus de dix ans, à
Paris, sur le boulevard de Belleville. À la veille de partir en
Guyane pour réaliser un reportage pour le magazine Géo, j'ai
été présentée à une peintre d'ascendance mi-algérienne,
mi-vietnamienne, qui m'a parlé de son oncle d'Hanoï, déporté au
bagne de Guyane et qui avait fait sa vie à Cayenne après sa
libération. C'est ainsi que j'ai découvert la vaste fratrie des
Tran Tu Yen, dont le père avait été effectivement un militant
communiste opposé au régime colonial en Indochine et incarcéré à
l'âge de 25 ans au fameux " Bagne des Annamites " de
Montsinéry-Tonnegrande. Ce bagne, moi-même, je le connaissais un
peu : ma sœur vit en Guyane depuis plus de trente ans.
Comment avez-vous organisé vos recherches
?
J'ai passé des heures, des semaines, des mois
et finalement des années aux archives... à Aix-en-Provence, où
j'habite, dans le...
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