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CINÉMA

La Guyane accueille le 3e Festival du documentaire d’Amazonie Caraïbe

FXG Mercredi 22 Septembre 2021 - 08h52
La Guyane accueille le 3e Festival du documentaire d’Amazonie Caraïbe

Le Fifac 2021 (Festival international du Film documentaire Amazonie-Caraïbes) se déroulera du 12 au 16 octobre prochains à Saint-Laurent-du-Maroni, mais également en ligne sur le site du festival.

 Pour cette troisième édition placée sous le signe du documentaire de combat, le jury sera présidé par l'acteur, metteur en scène et directeur de théâtre Greg Germain. 

Il sera entouré de cinq personnalités du monde du spectacle et de la production audiovisuelle : Catherine Alvaresse, directrice des documentaires de France Télévisions ; Christine Vial-Collet, présidente du SPICAG (Syndicat des producteurs indépendants du cinéma et de l’audiovisuel de Guadeloupe) et présidente–membre fondateur du SPACOM (Syndicat de la production audiovisuelle et cinématographique des Outre-mer) ; Olivier Sagne, réalisateur de court-métrage et membre fondateur de l’association GCAM (Guyane Cinéma Audiovisuel et Multimédia) ; Anne Dorr, auteure, réalisatrice et membre du conseil d’administration de la Sacem ; et Gilles Elit-Dit-Cosaque, réalisateur, photographe et graphiste.

Le FIFAC évolue parallèlement avec son homologue de l’Océanie, le FIFO qui en sera à sa 19e éditions en 2022, et sera bientôt rejoint par le FIFOI dans l’océan Indien (avec une section animation).

L’objectif étant de couvrir l’ensemble de la planète documentaire avec des rendez-vous annuels, professionnels d’échanges, de productions et de compétitions.

Dès lors, un quatrième festival documentaire, totalement numérique, devrait voir le jour, qui complèterait l’ensemble, à savoir le festival international du film documentaire d’Outre-mer, le FIFOM, qui aura lieu une fois par an, le festival des festivals avec des projections à Paris et un marché, sans doute dès 2023.
 
• Interview. Luc de Saint-Sernin, directeur de la stratégie éditoriale du pôle Outre-mer de France Télévisions, membre de l’équipe fondatrice du FIFAC
« Une sélection de combat »
Luc de Saint-Sernin -
Le FIFAC va-t-il se dérouler dans des conditions normales ?
Non ! A trois semaines du festival, la préfecture a annoncé que la zone de Saint-Laurent du Maroni repasse en zone rouge avec confinement et couvre-feu. Conséquences, le FIFAC, comme l’an dernier, va être hybride, en présentiel et en virtuel. Il est possible que le jury ne puisse se retrouver qu’en visioconférence puisqu’il y a peu de chances que nous puissions faire venir les gens à Saint-Laurent, même si nous ne baissons pas les bras.
C’est la troisième édition du FIFAC, cela signifie qu’il est désormais un événement pérenne ?
Exactement, en tout cas, c’est notre souhait et notre moteur ! On cherche d’abord exposer le meilleur de la création documentaire de la zone Amazonie Caraïbe qui va de Cuba jusqu’au Venezuela et au Brésil. Nous voulons que cette manifestation devienne un rendez-vous important sur le plan artistique mais aussi sur le plan du marché que nous développons peu à peu et qui commence à prendre ses racines. Nous sommes à peu près sûrs d’avoir la visite des Trinidadiens, des Haïtiens, des Brésiliens et des Surinamiens pour parler marché. Nous avons beaucoup de travail à faire, sur la reconnaissance des freins, la barrière des langues. Nous sommes tous animés par la volonté que le documentaire puisse s’exporter. Pour France Télévisions, il s’agit de faire en sorte que ses chaînes 1ère aient accès à ces programmes régionaux pour s’ancrer dans leur réalité régionale, mais c’est aussi de permettre à la filière audiovisuelle guyanaise, martiniquaise ou guadeloupéenne de s’exporter dans le bassin Amazone Caraïbe.
La compétition est la vitrine de ce marché. Comment les sélectionnez-vous ?
Nous accueillons trois compétitions majeures : court-métrages documentaires, web doc et films documentaires de télévision. Nous les sélectionnons avec l’angle de l’intérêt qu’ils peuvent représenter pour nos populations. Donc, on y invite tous ceux qui ont fait des films forts ! Cette année, c’est particulièrement vrai car nous avons une « sélection de combat » : combat contre la déforestation, combat pour l’écologie qui est malmenée, combat contre la violence faite aux femmes, combat contre les identités bafouées. C’est une sélection de combat et ce n’est pas par hasard, même si ce n’est pas un thème officiel, c’est le reflet d’une réalité et de l’imaginaire des différents auteurs réalisateurs de la grande région Amazonie Caraïbe.
Quel rôle joue le FIFAC en faveur de la production ?
Pendant le festival, il y a des séances de pitch, mais en amont, nous organisons des rencontres et des résidences d’écriture pour une douzaine de réalisateurs avec notre partenaire Docs Amazonia Caraïbe qui fait partie de l’association Docs Monde, elle-même reliée au festival du documentaire de Lussas. Quand les projets sont prêts, ils sont présentés lors des fameuses séances de pitch pendant le festival devant des directeurs de programme dont ceux de France Télévisions et des chaînes 1ère. Une dizaine de projets de films sont inscrits, et cette année, il se trouve que Catherine Alvaresse, la patronne du documentaire de France Télévisions, est membre du jury. Elle ne devrait pas être insensible à regarder certains pitch… C’est une professionnelle que tous les gens du métier cherchent à joindre, là elle sera à la disposition de jeunes qui ont des projets, c’est le FIFAC qui autorise cela.
Les films lauréats de la compétition du FIFAC auront-il une visibilité sur les antennes nationales de France Télévisions ?
Je l’espère vraiment. En tout cas, on pourra toujours le diffuser dans « la ligne bleu outre-mer », la case documentaire de France 3 dédiée aux Outre-mer tous les jeudis de manière hebdomadaire en deuxième ou troisième partie de soirée. Je travaille à avoir d’autres visibilités. Par ailleurs cette année, le prix du FIFAC sera doté financièrement. Il aura évidemment une diffusion sur les chaînes 1ère et sur la plateforme numérique.
 
 
Le Fifac 2021 en bref
40 films sélectionnés, 37 territoires et 29 nationalités représentées, 3 journées de rencontres professionnelles auxquelles participer...
 
 

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