Fifac : " Adieu sauvage ", un grand prix qui fait l'unanimité
La quête d'un homme autochtone citadin à la redécouverte de son identité a remporté le grand prix de la cinquième édition du Fifac. Le jury l'a placé en bonne compagnie, au côté des cinq autres récompenses de la soirée.
C'est le film dont on a entendu le plus de bien tout au long de la semaine, dans les allées du Fifac. " Adieu sauvage " a logiquement reçu le grand prix du Festival international du film documentaire Amazonie-Caraïbes, sous le manguier du camp de la transportation. La présidente régionale de France Télévisions avait d'ailleurs laissé entendre qu'il serait le grand vainqueur de la soirée dès son discours introductif. Sergio Guataquira Sarmiento, le réalisateur récompensé de 4 000 euros, est apparu touché dans sa vidéo de remerciements, improvisée depuis un quai de gare parisien puisqu'il était en plein déplacement.
Le prix du jury, doté de 2 500 euros par la rhumerie Saint-Maurice est lui revenu à " Toshkua " de Ludovic Bonleux. Cette coproduction franco-mexicaine explore les thèmes de la perte et des réalités de la migration témoignage de la persévérance humaine. Il s'agit, aux yeux de la productrice et membre du jury Sevrine Guims, d'une " déclaration poignante qui nous appelle à agir " sur le monde.
Cuba prix du public
Cuba, qui a fait l'objet cette année du focus du festival de cinéma de Saint-Laurent, a également été honorée par le public du festival au travers du travail de William Sabourin O'Reill et de son documentaire " Lázaro and the shark ", une plongée dans le monde des concours de conga du carnaval de Santiago de Cuba. Visiblement ému, le réalisateur - le seul primé présent ce soir - a profité de son passage sur scène pour demander au public de " voir des films pour voir la réalité de Cuba ", non " son image romantique " ni sa " propagande ".
Les prix du court métrage et celui du meilleur contenu digital sont respectivement allés à " Cangrejo azul
(y una cámara de madera) " de Daniel Martínez-Quintanilla Pérez et à " Outre-mer danse Martinique ", une production France Télévisions. Diffusé en avant-première francophone au Fifac, le premier joue tant sur la photo que sur la vidéo pour donner à voir la pollution du lac Maracaibo, au Venezuela. " Un film de combat " a commenté Renaud Allilaire, en charge des documentaires à France Télévisions.
Le second remis par Ludovic Lamant, journaliste à Mediapart et membre du jury fait partie d'une série de webdocumentaires dédiée à la danse dans l'outre-mer. C'est le " prix sur lequel le jury a le plus débattu ", a-t-on appris lors de la remise de la récompense.
Haïti mise à l'honneur par les lycéens
Enfin, le prix du jury lycéen nous a offert comme chaque année le discours le plus direct et le plus émouvant. Les jeunes jurés ont été séduits par " Lkite zo a : Laisse les os ", de Kaveh Nabatian, un " film engagé, qui arrive à nous faire vivre à la fois le présent et le passé d'Haïti ", une œuvre, a expliqué le porte-parole des jurés, qui " a permis à certains de mieux connaître leur culture, victime de beaucoup de préjugés en Guyane, à d'autres d'avoir envie de la découvrir ".
Et s'il n'a pas été victorieux ce soir, les lycéens ont tenu en fin de cérémonie à rendre hommage à " Miwene ", portrait de Gange Yeti, jeune autochtone waorani qui " a fait pleurer beaucoup " parmi le jury lycéen.

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