Félix Éboué : un destin guyanais dans la République française
Né à Cayenne en 1884, Félix Éboué, descendant d'esclaves, devient l'un des premiers hauts fonctionnaires noirs de la France. Sa carrière, marquée par ses affectations en Afrique et aux Antilles, et son engagement durant la Seconde Guerre mondiale, le mène au Panthéon, symbole de son immense contribution à la France.
D'une famille originaire d'Afrique, ses ancêtres, captifs subissant la traite négrière, étaient esclaves sur les habitations Sainte-Anne et l'Ermitage à Roura. Né le 26 décembre 1884 à Cayenne et fort d'une bourse de la colonie, il se rend en France en 1901 pour obtenir son baccalauréat en 1905 au Grand lycée de Bordeaux, rebaptisé par la suite lycée Montaigne, et entamer une licence de droit et le concours d'entrée à l'École coloniale en 1909.
Diplôme en poche mais avec des résultats justes, il est affecté à Madagascar, mais il permute avec son ami antillais Raymond Férjus pour l'Afrique, attiré par le mythe de la racine africaine.
Affecté en Oubangui-Chari en 1909 où il retrouve le gouverneur Émile Merwart qui lui avait accordé sa bourse, il sera affecté cinq fois dans différentes circonscriptions (Ouham, Bossum, Ombella, Kouanga, Ouaka).
Il restera 21 ans en Afrique (1931) avec trois congés où il reviendra à chaque fois en Guyane.

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