Hier devant les locaux d'ATG, Jordan Rizzi et Marc Ho-A-Chuck, les représentants de Guyane Média, inquiets pour l'avenir de la chaîne (TF)
La société Guyane Média et son représentant Marc Ho-A-Chuck, qui ont déposé une offre de reprise de la chaîne de télévision locale privée, craignent sa disparition si le tribunal décide de ne pas statuer vendredi.
Dans deux jours, l'avenir de la chaîne de télévision privée ATG (Antenne télé Guyane) sera scellé. En effet, vendredi, le tribunal de grande instance de Cayenne est censé rendre une décision tranchée quant à l'identité du repreneur. Il s'agira soit de la société Ultramarine Communication, représentée par Robert Moy, soit par Guyane Média, portée par Marc Ho-A-Chuck. Toutefois, ce dernier affiche ses inquiétudes vis-à-vis d'un éventuel report du tribunal. « S'il ne peut pas statuer vendredi, nous craignons que la télé disparaisse, affirme Marc Ho-A-Chuck. Surtout si la décision est reportée en septembre. La situation financière actuelle ne permettra pas de survivre un mois de plus. »
Évidemment, Marc Ho-A-Chuck souhaite vivement que le TGI désigne Guyane Média en qualité de repreneur. « On n'avait pas encore pris la parole directement, rappelle le représentant de la société. On attend avec sérénité. On est sûr de la solidité de notre dossier, de nos compétences techniques et financières. » Néanmoins, si un report de la décision est annoncé, Marc Ho-A-Chuck assure qu'ATG file droit vers une liquidation. « Ce qui entraînera une perte de fréquence » , précise-t-il. Toutefois, avant d'envisager le pire, il devra entendre dès aujourd'hui la décision rendue par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.
En effet, c'est ce matin que le CSA va dévoiler officiellement son choix entre les offres formulées par Ultramarine Communication et Guyane Média. Une décision qui aura inévitablement une influence sur celle que rendra vendredi le TGI. En attendant, la poignée de salariés d'ATG encore sous contrat demeurent dans la plus complète incertitude.
Pour l'heure, la chaîne de télévision ne compte plus que quatre employés en CDI (contrat à durée indéterminé) et un CDD (à durée déterminée). « Ils sont dans le flou » , regrette Marc Ho-A-Chuck, dont la proposition de reprise a été approuvée par les salariés. De fait, dans l'attente, certains sont partis en vacances. Sans savoir s'ils auront encore un emploi à leur retour.
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