Vibrant hommage à Bernard Inglis par les anciens Mécènes
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Vibrant hommage à Bernard Inglis par les anciens Mécènes

Claude INNOCENT
Clara Nugent et Denis Auguste ont chanté durant plusieurs années aux côtés de Bernard Inglis. Ils font partie du groupe "Combo Tradizik".
Clara Nugent et Denis Auguste ont chanté durant plusieurs années aux côtés de Bernard Inglis. Ils font partie du groupe "Combo Tradizik".

Dans le cadre des programmations Carnaval en toutes sauces, organisées par la CTG au pavillon Joseph Ho-Ten-You, à Cayenne, ce vendredi 23 janvier, le groupe Combo Tradizik a rendu un bel hommage à l’un des chanteurs emblématiques de la Guyane, Bernard Inglis

Composé d’anciens musiciens des Mécènes, le groupe dans lequel l’artiste a évolué, Combo Tradizik, a revisité les principaux titres et succès qui ont marqué sa carrière.

Le public, nombreux, n’a pas hésité à danser au fil des morceaux, replongeant dans une époque où Bernard Inglis faisait vibrer la scène musicale guyanaise.

Créateur d’un style devenu incontournable, le célèbre piké djouk, repris par l’ensemble de nos orchestres, Bernard Inglis demeure une figure toujours présente dans la mémoire collective.

Bernard Inglis, disparu à l’âge de 49 ans, le 11 avril 2002 garde de nombreux admirateurs (lire ci-dessous).

 

Composition de l’orchestre Combo Tradizik

Rudy Tasia et Jacques Sainte-Rose Franchine (piano), Jean-Claude Fidèle (basse), Mino (batterie, chant), Jean-Clair Anni (trombone), Myrtho Mith (guitare), Georges Mac (tumba et percussions), Denis Auguste et Clara Nugent (chant, percussions).

 

Bernard inglis a intégré les Mécènes en 1982..jusqu'en 2002. Il est décédé le 11 avril 2002 à Cayenne. Créateur du Piké djouk, ce style a révolutionné le monde musical carnavalesque en Guyane.

Bernard Inglis, l’empreinte d’un géant

par Minos

Le 11 avril 2002, la Guyane perdait l’une de ses voix majeures. Bernard Inglis, chanteur emblématique des Mécènes, s’éteignait à 49 ans, deux semaines après avoir animé le carnaval chez Polina. Vingt ans plus tard, son timbre, son sens de l’animation et son héritage musical restent ancrés dans la mémoire collective.

Originaire de Sainte-Lucie, où il naît le 9 décembre 1952, Bernard Inglis arrive en Guyane à l’âge d’un an. Il débute la musique en 1971 avec les Shadows Night des frères Dreton, au Canal Laussat, avant un premier podium à Roura. Ses racines anglophones l’orientent vers le calypso. « C’est un style qui me plaît », confiait-il. Son parcours se poursuit avec les Yucas de Daniel Nugent, puis les Super Yucas, où il devient chef d’orchestre.

En 1982, il rejoint les Mécènes après une période d’essai. L’ascension est rapide. Le bal paré-masqué du samedi soir devient son terrain d’expression. Chez Nana, il impose le « Piké Djouk », improvise, interagit avec la salle et transforme l’animation carnavalesque. « Je suis disponible pour le public, je vis avec lui », disait-il.

S’il incarne le carnaval, Bernard Inglis affectionne aussi la soul, le compas et les boléros. En parallèle de la scène, il exerce plusieurs métiers, dont chauffeur de taxi et agent hospitalier, restant proche du public.

En 2002, conscient de sa maladie, il choisit de chanter jusqu’au bout. Lors du Mardi gras, il livre une série de boléros et lâche au micro : « Profitez-en, car il n’y en aura pas d’autre. » Deux semaines plus tard, il disparaît. Son style a fait école. Son empreinte demeure.

« La force des absents, c’est d’être présents dans la mémoire des vivants », écrivait Jean d’Ormesson. Bernard Inglis en est l’illustration.

 

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