Mercredi dernier, en séance plénière,
Rodolphe Alexandre annonçait qu'il avait assigné Dexia en justice
en raison de prêts toxiques contractés par la Région à l'époque de
la précédente mandature. Quelques jours plus tard, se sentant
attaqué, Antoine Karam sortait de son silence pour « défendre [son]
bilan » . L'ancien président de Région expliquait alors que ces
prêts, contractés auprès de Dexia au début des années 2000 puis
renégociés en 2006, étaient indispensables en raison du besoin
d'investissement. « A partir de 2000, nous sommes entrés dans une
phase d'investissements lourds » , expliquait-il, citant les
exemples du Progt, de l'abattoir, du MIR ou encore du lycée de
Balata. Le réaménagement de la dette, en 2006, par quatre nouveaux
crédits, a eu pour effet de baisser les taux d'intérêts mais
d'allonger fortement la durée moyenne de remboursement, qui est
alors passée de 10 ans environ à un peu plus de 27 ans.
« UN DISCOURS TRÈS RASSURANT »
A l'époque, la Région souscrit aussi deux
emprunts supplémentaires pour 17 millions d'euros. Tout cela a
notamment permis de dégager 12 millions d'euros pour la période
2006-2010, offrant ainsi une plus large marge budgétaire à la
collectivité. Le problème, c'est que depuis le début des années
2000, Dexia, qui est LA banque des collectivités, ne propose que
des emprunts...
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