- En Martinique comme en Guadeloupe, jamais
une grève générale n'avait été aussi longue, le malaise des
Antilles a-t-il été mis à jour ?
La société martiniquaise, comme le disait
Césaire, est volcanique et éruptive. Avant que les choses
n'explosent, il y a une maturation, un bouillonnement interne.
L'expression de ce malaise s'était mise en marche au lendemain des
déceptions liées à la départementalisation. Nous étions dans un
processus matériel d'amélioration et en même temps, dans une
situation un peu schizophrénique de rapport à la métropole, au
lieu. La question du pouvoir d'achat, de la « profitation » a eu
une dimension matérielle et une charge existentielle très forte.
L'élément nouveau, c'est cette revendication qui a su faire
transversalité.
- Ce mouvement a dépassé le simple cadre
des revendications initiales ?
Les gens ne se sont pas contentés
d'afficher leur mal-être. Il y a eu un mode d'expression, un mode
d'organisation de la vie quotidienne. On a assisté à la naissance
de rapports entre les gens, de rapports à l'environnement assez
différents. Tout en souffrant de cette situation, une relation à
soi-même,...
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