Mont Baduel : la mairie envisage des destructions
T.F.
France-Guyane
07.02.2012
Les habitants du mont Baduel ne sont pas décidés à quitter leur maison (TF)
Après le glissement de terrain survenu samedi après-midi sur le mont Baduel, la mairie planifie l'évacuation des habitants de la zones menacée et les destructions de maisons.
Évacuer et détruire. Telles sont les deux opérations sur lesquelles la mairie de Cayenne travaille depuis samedi. Plus précisément, depuis l'éboulement d'un pan de colline du mont Baduel dans un terrain vague situé en bordure de la piste Tarzan. Un incident qui a entraîné une mobilisation des équipes municipales tout au long de la journée afin d'évacuer les habitants de huit maisons bâties dans la zone à risque. Toutefois, si la plupart des occupants de ces habitations ont quitté les lieux samedi soir, ils ont réintégré leur maison dès le lendemain matin. Malgré l'arrêté de péril imminent affiché dans le quartier. Hier matin, un expert de la Deal (Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement) a été dépêché sur le mont Baduel. Sa mission a été d'effectuer un diagnostic du périmètre de sécurité établi samedi, en urgence, par les pompiers. L'objectif étant de savoir si une extension de la zone déterminée s'avère nécessaire. « A priori, ce n'est pas le cas » , affirme Jean-Bernard Nilam-Ribal, le directeur de cabinet du maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra-Horth. Désormais, une solution doit être trouvée pour écarter tout danger vis-à-vis de la population. Une question sur laquelle le cabinet du maire planche activement. « En fonction du recensement de l'expert de la Deal, nous serons amenés à faire le nécessaire pour évacuer les maisons, dont certaines seront éventuellement détruites » , explique Jean-Bernard Nilam-Ribal. Celui-ci précise que la préfecture « reste attentive à ce que les droits des personnes en situation régulière soient respectés » . En l'occurrence, qu'une solution de relogement provisoire soit apportée aux familles évacuées. « Une opération qui ne concernera que les personnes dont la maison sera détruite » , insiste le directeur de cabinet. La principale difficulté est que les possibilités de relogement sont plus que réduites. Par ailleurs, sur le mont Baduel, les habitants des maisons situées dans la zone à risque affichent toujours la même détermination. Une mère de famille explique occuper sa maison depuis... 28 ans. « On squatte, reconnaît-elle, mais on paye les factures. Je fais chaque année une demande de relogement. Jamais on ne m'a proposé quelque chose. » Comme d'autres, elle n'entend pas abandonner sa demeure avant d'avoir la certitude d'être relogée.
Nicky — 09.02.2012 recommander (0)
Une vaste blague cet arrêté municipal. Des années que cela dure et toujours la même rengaine. Au premier glissement de terrain, hop, arrêté municipal demandant à tous ces "hors-la-loi" de quitter leurs résidences. Plus de 20 ans que ces personnes ont construit sans autorisation et la mairie n'a pas bougé d'un doigt, aujourd'hui mobilisation générale, arrêté, relogement, etc... Dans ce pays tout est permis, et il faut avoir le courage de le dire : Mont Baduel, Cogneau, Balata, etc..., oui ce sont des zones de non-droit ! De superbes résidences, zéro facture, pas d'impôt, mayouri pour la construction, donc aucun prêt à rembourser, RMI, RSA, alloc, CMU, elle n'est pas belle la vie ?
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