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Trois personnes perdues sur le mont du Rorota

D.ST-J. France-Guyane 30.07.2010

Beaucoup d'émotion pour les retrouvailles de la Guyanaise qui s'était égarée sur le Rorota (HG)

La coïncidence a voulu que trois personnes, deux Guyanais et un vacancier qui n'étaient pas avec eux, se perdent en même temps sur le sentier.

« Dans un premier temps, ce mercredi, à 20 h 30, la brigade de Matoury est appelée pour un jeune homme âgé de 24 ans qui n'a pas rejoint son frère au parking du sentier du Rorota » , explique le commandant de la compagnie, le capitaine Jean-Pierre Cotti. Aussitôt, une patrouille de gendarmes est envoyée sur les lieux et retrouve un équipage de pompiers. Ces derniers ont été alertés pour une femme âgée d'une cinquantaine d'années qui n'était pas revenue du sentier. Elle était partie faire découvrir le sentier à un ami âgé d'une quarantaine d'années.
Trois personnes s'étaient ainsi perdues en même temps sur le sentier, un jeune touriste et un couple de Guyanais. Les recherches se sont mises en place, un groupe de douze mobiles qui venait d'arriver à Rochambeau rejoignant les secours engagés dans les recherches. Une trentaine de personnes a ainsi sillonné les sous-bois, en vain. Vers minuit, un employé de la SGDE (Société guyanaise des eaux) qui allait à la station du Rorota a retrouvé sur le chemin les deux Guyanais perdus (lire l'encadré).
Alors que se déroulaient les retrouvailles de la femme avec sa famille, le frère du jeune homme disparu a reçu un appel sur son portable. Celui-ci avait rejoint à pied son domicile.
« C'est la première fois que je viens en Guyane où vit mon frère depuis quinze ans » , raconte Thomas, le vacancier en question. Il s'est lancé vers 17 heures sur le sentier, en courant et espérait rentrer avant la tombée de la nuit : « J'ai pris un mauvais sentier. Je me suis perdu... » En toute logique, il a alors pris la descente retombant sur la route, non loin du Fort Diamant. « Je n'ai pas retrouvé le lieu où était la voiture. Je suis rentré directement chez mon frère à Suzini. C'était vers 23h30 » .
Il a découvert, malgré lui, que la nuit tombait très vite en Guyane, mais il assure que cela ne l'empêchera pas de poursuivre sa découverte du département. Son frère soulignait pour sa part la mobilisation des secours et leur engagement en les remerciant.
La gendarmerie explique que ce n'est pas la première fois que des personnes se perdent sur le sentier. « Pour ces trois dernières années, cela est arrivé en moyenne une fois par an... » , précise le capitaine Jean-Pierre Cotti.
- Un manque d'indication
« Il est vrai que l'on est parti un peu tard, vers 17 h 30 » , reconnaît Annick qui voulait faire découvrir le sentier à un ami. « Cela faisait plus d'un an que je n'avais pas été au Rorota, je n'ai pas retrouvé le sentier que je connaissais. Peut-être un manque d'entretien, mais surtout un manque flagrant d'indication » . Elle raconte qu'à une bifurcation, le panneau était par terre. Ils ont donc pris un sentier et la nuit est tombée. « Il faudrait une indication fluorescente au niveau de la sortie. On ne voyait rien » . Ils se sont dirigés vers la station de la SGDE, se résignant à attendre le lever du jour... Mais la fille d'Annick avait prévenu les pompiers, inquiète de ne pas voir revenir sa mère.
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Vos commentaires

benj7731.07.2010  recommander (0)

C'est la faute à...

Un manque d'entretien, un manque de signalisation et patati et patata!
La Guyane, ce n'est pas le bois de Vincennes et il est normal qu'un "coin de sauvagerie" y soit préservé! Et comment quand on y vit depuis plus de quelques mois ignore-t-on que le jour tombe brutalement, vers 18h30-19h?
Les pompiers et gendarmes ont bien assez à faire avec le vrai travail de secours pour ne pas être amenés à perdre leur temps avec ce genre de stupidités. Dans de tels cas, les interventions devraient être FACTURÉES!
Personnellement, chaque fois que je pars en forêt, même sur un sentier comme le Rorota, même pour une courte durée, j'emporte de quoi boire pendant 24h (3l d'eau), des répulsifs, des barres alimentaires et du paracétamol pour pallier un retard du à une stupidité de ma part, ou une entorse qui me bloquerait (ça peut toujours arriver bien que je sois toujours chaussé convenablement: combien en voit-on en tongs en forêt, tout comme en baskets à 4000 m d'altitude dans l'hexagone?). Du coup, je ne risque pas l'hypoglycémie, la douleur trop intense et vu qu'en Guyane il ne fait jamais froid, je peux attendre sur place une journée sans emm... le monde. Les gens qui savent que je pars (et il y en a toujours au courant) ont pour consigne de ne donner l'alerte que 24h plus tard. Si je trouverais normal que des gendarmes interviennent sur blessure, je serais mort de honte de les déranger pour une telle série de négligences!


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