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Djamila Metella : » Le ras-le-bol est arrivé »

Arnaud SAINT-MAXENT France-Guyane 02.11.2009

Djamila Metella a toujours soutenu sa fille, comme ici au Canada. (DR)

Djamila Metella, la mère de Malia, est actuellement à Toulouse. Elle réagit à l'annonce de la retraite de sa fille et se remémore une carrière qu'elle n'attendait pas.

Contactée par téléphone à Toulouse, où elle a suivi son fils, Medhy qui vient de s'y installer, Djamila Metella commence par nous prévenir : « Je ne sais pas si Malia a vraiment pris sa décision, elle ne m'a parlé de rien! » Mais rapidement elle nous confie avoir trouvé Malia fatiguée ces dernières semaines. « Je pense qu'elle en a un peu assez. Elle a ses études à terminer et, entre les stages, les compétitions, les rassemblements en équipe de France, c'est difficile à gérer. Le ras-le-bol est arrivé, elle ne veut plus. Je la comprends et je reste à ses côtés. »
C'est que la mère connaît bien le caractère de sa fille et sait qu'elle ne peut envisager de faire les choses à moitié. « Malia a toujours été très sérieuse. Quand elle veut donner, elle donne tout. Quand elle est arrivée au plus haut niveau, elle n'a pas lâché, elle s'est battue pour y rester. Son entraîneur de Toulouse me disait même qu'après deux heures et demie d'entraînement, quand il lui disait que c'était terminé, elle répondait : « Déjà! » »
Fière d'être guyanaise
Derrière sa fille depuis le début, Djamila Metella se rappelle lorsque la petite Malia plongeait pour la première fois dans le bas- sin des Pacoussines. « Sa soeur faisait de la natation. J'ai emmené Malia, mais c'était pour le loisir. Ensuite, elle a voulu faire de la compétition, et j'ai tout de suite vu que c'était sérieux. Elle était toujours devant, toujours première. Mais j'étais loin de m'attendre à ce qu'elle décroche une médaille olympique! »
Cette médaille, il a fallu du temps à Djamila pour réaliser que sa fille l'avait bien décrochée, point d'orgue d'une carrière que la mère a suivi de près. « Je l'ai toujours soutenue, elle m'a fait voyager, connaître le haut niveau. En tribune, c'était beaucoup de stress avant qu'elle nage mais surtout beaucoup de plaisir. »
Fière de sa fille, Djamila tient à rappeler ce que Malia a apporté à la natation, et surtout à la Guyane. « Malia est fière d'être guyanaise, elle n'a jamais oublié d'où elle venait et elle a prouvé la valeur des Guyanais. Elle a créé des vocations et a donné l'exemple. Je pense que la relève est assurée, on a beaucoup de bons sportifs chez nous. »
À commencer par le petit frère, Medhy, qui est en train de se faire un prénom et qui a rejoint le club de sa soeur, le Toulouse OEC, en septembre. On n'a pas fini d'entendre parler des Metella.
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