Étienne Antoinette : « Une mémoire qui disparaît »
Nubiane / Natacha MANSY
France-Guyane
13.01.2012
Étienne Antoinette a été enterré hier, à Kourou (NM & DR)
Les obsèques d'Étienne Antoinette se sont déroulées hier, en présence de plus de 300 personnes, dont des élus, des policiers municipaux et des membres du Geldar.
(NM & DR)À l'entrée de l'église de Kourou, la police municipale fait une haie d'honneur au cercueil. Au moment de le conduire vers sa dernière demeure, les policiers municipaux n'oublient pas que le défunt, Étienne Antoinette, a été leur commandant pendant de nombreuses années. Lorsqu'il est devenu policier municipal en 1958 - on disait « garde champêtre » à l'époque - Étienne Antoinette avait déjà eu une première carrière professionnelle. Ce natif de Kourou l'a commencée à 14 ans, aux Ponts et Chaussées. Il travaillait à la carrière de la roche Élisabeth, située désormais sur l'emprise du centre spatial. En cette année 1958, cela fait un an qu'il a emménagé au 15 de l'avenue De Gaulle, dans le Vieux Bourg, où il a fait construire sa maison. Il participe à la création du Geldar. D'ailleurs, dans le nom du club, qui est l'assemblage des initiales des membres fondateurs, le « A » est celui d'Antoinette. Dans l'église, plus de 300 personnes se pressent pour assister à ses obsèques. Un membre du Geldar - club qu'il a présidé pendant seize ans, un record - rappelle deux souvenirs : « Il avait un seul défaut : il s'agissait de son saut de tête, car il avait mal au crâne à chaque fois qu'il en faisait un. Il a aussi été le premier à mettre à disposition sa voiture comme moyen de transport. » Mort à 79 ans, le père de l'actuel maire et sénateur de Kourou, a aussi laissé des souvenirs à José Guillolet, le président du comité carnavalesque. « Etienne Antoinette était brigadier-chef et c'est lui qui élaborait les arrêtés pour permettre les festivités carnavalesques sur la ville de Kourou. À l'époque où il n'y avait pas de carnaval sur la ville spatiale, il descendait les dimanches en famille pour aller voir comment se déroulait le carnaval de Cayenne. Ce fait m'a été relaté par sa fille dernièrement encore. » C'est pour cela que le comité a annulé toutes les animations carnavalesques de cette fin de semaine. « Nous voulions lui rendre hommage. C'est une mémoire qui disparaît » .
citoyen 97310 — 15.01.2012 recommander (0)
MES RESPECT MONSIEUR ....
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