Rallye du Suriname : six 4x4 de Guyane à l’assaut
Quinze Français partiront de Guyane pour participer au « Savanne Rally » qui se déroule au Suriname du 8 au 11 novembre. Une course où le but n’est pas de rouler le plus vite possible mais de bien naviguer.
Un rallye, aux dires de ceux qui l’ont déjà fait, «très bien organisé ». L’accident de Ludovic l’illustre : même en pleine forêt, loin de tout, les secours gardent un œil sur les concurrents et viennent les aider en cas de problème. Comme aime à le dire Gilles Logelin, le responsable de la délégation française, le Savanne Rally, « c’est le contraire du Paris-Dakar ». D’abord parce qu’il ne faut pas des moyens financiers extravagants pour y participer. Ensuite, comme il s’agit d’une course d’orientation, ce n’est pas le plus rapide qui gagne. Mais celui qui a bien analysé le plan de course présenté sous forme de « rébus ».
Étant donné la nature de la course, les six équipages français ne se sont pas entraînés à la manœuvre de 4x4. Quelques réunions techniques ont suffi. Certains, comme Gilles ou Ludovic, sont plus expérimentés. Cette année, ce sera la cinquième fois qu’ils participent au rallye. Pour les autres, ce sera une première. À l’exception de Jean-Philippe, le doyen, qui en est à sa sixième. Mais tous ont un point commun : ils vivent en Guyane.
En attendant, l’équipe de France lance un appel aux compatriotes qui seraient de passage à Paramaribo. « Le défilé des nations a lieu vendredi 8 novembre à 19 heures sur la place du Palais-Présidentiel, explique Gilles Logelin. Tous les Français présents peuvent défiler avec nous, sous le drapeau. » Les tricolores se sont choisis une devise : « A bridge before the bridge ». « Un pont avant le pont », celui qui pourrait un jour être construit entre le Suriname et la Guyane. Si un jour la course s’élance d’ici, les Surinamais pourraient reprendre la devise, croit savoir Gilles Logelin.
La course Cayenne — Paramaribo a duré trois ans. Elle a fini par ne plus avoir lieu qu’au Suriname, tombant complètement dans l’oubli de ce côté-ci du Maroni. Pourtant, chez nos voisins, elle est une véritable institution suivie par de nombreux médias alors même que, guerre civile oblige, elle n’a pas eu lieu plusieurs années de suite.
Une centaine de voitures sont en lice pour l’édition 2013. Quinze participants, répartis en six 4x4, composent l’équipe de France. Tous viennent de Guyane. Pour Gilles Logelin, « team leader », autrement dit chef de cette équipe de France, le « Savanne Rallye » est « le parfait contraire du Paris-Dakar. Il ne s’agit pas là d’aller le plus vite possible, bien au contraire. Chaque matin, les équipages reçoivent un « road book » avec les points par lesquels ils doivent passer. Ces points sont décrits sous forme d’énigme. C’est au navigateur de trouver le chemin le plus court pour relier tous les points. Un temps est imparti pour faire le trajet. Si l’on va trop vite ou trop lentement, on prend des pénalités. Pareil, si on ne passe pas par les points désignés. Le gagnant est celui qui, à la fin de la course, aura pris le moins de points.

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