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Chinee Queen : "Je ne vais pas lâcher l'affaire !"

propos recueillis par Pierre ROSSOVICH Samedi 19 Août 2017 - 17h36
Chinee Queen : "Je ne vais pas lâcher l'affaire !"

 La chanteuse Chinee Queen revient pour nous sur le clash qui l'oppose à Ken Vybz, ses projets, ses origines... 

Qu’est ce qu’une Boss Queen ?
Une Boss Queen est une femme qui gère son business.
En ce moment tu fais beaucoup parler de toi, car tu es en clash avec ton ancien producteur Ken Vybz. Quelle est l’origine de ce clash ?
Je ne pourrais pas vraiment vous le dire, car moi-même je ne connais pas vraiment la raison des attaques de Kenny. En réalité, je pense qu’il faudrait lui demander pourquoi il a cette rancune envers moi et pourquoi il s’acharne.

Tu as un peu lancé les hostilités en sortant le titre « Real bad gyal » que tu as accompagné d’un texte le visant nommément. Il a ensuite répondu, puis tu as sorti « Kill & gone », très offensif.
Premièrement, « Real bad gyal » n’était pas écrit comme un clash. C’était vraiment un son pour rappeler à mon public qui j’étais. J’ai fait une erreur, c’est d’avoir céder à la pression et d’avoir accompagné le titre de ce message écrit. J’ai remarqué que le public a jugé le son comme un clash et ne l’a pas trouvé au niveau. Ce n’en était pas un. On voit bien la différence avec « Kill & gone ». Rien qu’à travers le titre, on cerne bien ce que je veux dire : régler mes comptes et partir.
Le clash va continuer ?
J’ai d’autres projets. J’ai des featurings en préparation… Cependant, si on m’attaque à nouveau, je suis là. Je répondrai s’il le faut, s’il y a des choses qui ne me plaisent pas, des choses inventées… Je répondrai parce que je suis une Boss Queen. Je suis là de pied ferme.
C’est du divertissement ou du sérieux ?
C’est du sérieux. Je l’ai pris comme un affront, d’avoir supprimé tout mon travail. Le public ne sait pas les nuits qu’on passe au studio à travailler. Ken Vybz affirme que je n’écris pas mes textes mais je pense que sans ma personnalité, Chinee Queen n’existerait pas. Donc oui, c’est du sérieux.
Tu peux rassurer le public en disant que ça va rester musical ?
Bien sûr. En tout cas de mon côté. On s’inspire de la culture musicale jamaïquaine. D’autant plus que je suis une femme. Si la partie adverse décide de m’attaquer physiquement, c’est autre chose. Mais moi je reste sur ma position. J’accompagnerai mes autres projets car je n’ai pas que ça à faire. J’ai beaucoup de projets en cours avec des artistes fabuleux. Je n’ai pas envie de rester haineuse à envoyer constamment des piques. Ceci dit, je reste debout. S’il faut répondre, je vais répondre.
Le public guyanais est-il prêt pour un vrai clash ? On sait qu’en Jamaïque les clashs se règlent sur scène.
Il y a une minorité qui n’est pas encore prête. Mais une grande partie de mon public sait très bien de quoi est composé le dancehall. Ils savent ce qu’est un clash. Ça fait partie de la musique. Tant que ça reste dans les règles de l’art moi je suis ready !
Finalement que retiens-tu de l’expérience Di Baddest ?
Que le positif. Comme une expérience en plus sur mon cv. J’ai encore plein de choses à faire, avec de vrais pros.
Quelle image veux-tu que le public ait de toi ?
Une image de Boss Queen. Une fille qui gère son business, qui n’a pas le temps avec les ragots, avec la méchanceté. Une femme indépendante qui ose dire les choses. Le public pense qu’on prend un artiste et qu’on le remodèle. C’est faux. Si l’artiste n’a pas de personnalité, ça ne donne rien. J’ai traversé des choses, c’est pour cela qu’aujourd’hui j’ai un franc-parler. Je m’en prends beaucoup aux hommes car je n’ai jamais eu de chance avec eux. Ce n’est pas méchant, je m’amuse à envoyer des piques aux hommes. De la même manière qu’ils le font envers les femmes. Je suis à l’aise dans ce rôle, celle qui dit aux mecs leurs vérités.
Est-ce que c’est dur pour une femme de se faire une place dans le dancehall ?
Oui et non. Une fois qu’on a le talent, il suffit d’avoir les bonnes personnes autour de nous et tout va très vite. J’ai commencé avec Rickman, puis Sugar Kawar. J’ai fait mon expérience petit à petit. Pour faire sa place, il faut être bien entouré. Et surtout déterminé. Personne ne m’a mis là où je suis, simplement ma détermination. Il faut croire en soi et faire attention aux personnes qui nous entourent. Certaines ne nous mènent à rien.
Quelle est la suite pour Chinee Queen ?
Je pense partir vers l’Hexagone pour la fin de l’année. Peut-être voyager aussi, pour perfectionner mon anglais, pour donner plus au public.
Tu étais récemment en Guadeloupe où tu as enregistré plusieurs featurings avec X-Man, Keros-n…
Oui, le titre « Dancehall party » avec X-Man marche très bien. Cela a été une très bonne collaboration avec lui et Emblématik Studio. Le featuring avec Keros-n est très attendu. Je pense qu’il sortira très bientôt.
Et au niveau guyanais ?
Plusieurs featurings se préparent. Mais je préfère garder la surprise pour le public. Ce sont des featurings assez originaux, notamment avec un chanteur du Suriname.
Récemment à Kourou, tu étais sur scène avec Bakaa Boi, le fils de Prince Koloni, et tu as chanté quelques phrases en sranan tongo. Quelles sont tes origines ?

Je suis ce que l’on appelle une « bata chinwaz ». Mon père est d’origine chinoise mais est lui-même métissé guadeloupéen. Et du côté de ma mère, je suis purement Aluku. Ma mère vient du village de Loka.
Donc on pourra bientôt t’entendre en Sranan tongo ?
Bien sûr ! Je glisse déjà quelques petites phrases par ci par là pour que le public comprenne que j’ai d’autres atouts…
Un dernier mot ?
Accrochez-vous ! Boss Queen est là, mo pé ké lagé ayen. Pour mon vrai public : ce n’est pas de maintenant que je suis là, et ce n’est pas maintenant que je vais lâcher l’affaire. Gardez la tête haute. Pa lagé piess man vinn maché en lè zot. Pa lagé piess moun vinn fuck up zot business ! Toujours rester clean !
Propos recueillis par Pierre Rossovich

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