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Mère à 15 ans, « j'assume »

Katia D'ABRIEU & Stephanie BOUILLAGUET France-Guyane 02.04.2011

En 2009, on a compté en Guyane 413 grossesses chez des filles de moins de 18 ans (Henri Griffit)

Assurer sa scolarité, apprendre à devenir adulte tout en étant mère, c'est le combat de plusieurs centaines d'adolescentes en Guyane. Parmi ces jeunes filles, Cécile (1) , 15 ans, se dit prête à assumer son enfant.

Cécile, 15 ans, vient tout juste d'avoir son enfant. Le 21 mars, à 2 heures du matin, elle accouchait d'une petite fille de 2,5 kg à l'hôpital de Saint-Laurent du Maroni. Elle a été suivie tout au long de sa grossesse et malgré son jeune âge, l'accouchement s'est fait sans difficultés particulières.
Heureuse et comblée, la jeune maman reconnaît qu'être parent est un métier difficile, car « il faut se lever tôt le matin, lui donner à manger, le laver, il faut aller regarder ce qu'il a lorsqu'il pleure, il faut toujours que tu le surveilles. » Et lorsqu'on lui demande si elle a des regrets, elle affirme que non. La jeune fille nous confie qu'elle a toujours eu l'intention de garder son bébé et qu'elle n'a jamais pensé à l'IVG (Interruption volontaire de grossesse).
Ses parents n'étaient pas enchantés de la venue de ce bébé, la considérant trop jeune pour assumer les difficultés d'une vie parentale, mais sa mère est aujourd'hui contente et prête à l'aider pour élever cet enfant. D'ailleurs, une fois qu'elle sera retournée dans son environnement familial, son bébé ne manquera de rien. Cécile certifie qu'elle a déjà tout le matériel indispensable aux besoins de sa « petite puce » .
En classe de quatrième mais déscolarisée à cause de sa grossesse, Cécile a l'intention de retourner au collège afin de pouvoir terminer son année scolaire. Elle souhaiterait plus tard devenir infirmière.
Née en Guyane, mais originaire du Suriname, elle explique que le père de son enfant, plus âgé qu'elle de dix ans, paiera les dépenses nécessaires aux soins de leur fille. Même s'il n'a pas encore appelé pour prendre de leurs nouvelles, il ne cherche pas à fuir ses responsabilités : « C'est lui qui voulait un bébé » , dit la jeune maman, et il est encore présent dans sa vie. « Il travaille dans la forêt à côté du Suriname avec mon père pour chercher de l'or » , nous révèle-t-elle. Il viendra peut-être les voir ce mois-ci.
Les dépenses à prévoir sont lourdes, mais l'adolescente sait déjà comment y remédier.
On lui a expliqué qu'il existait des aides pour prendre en charge son enfant dans de meilleures conditions. Ses soeurs et ses amies ont elles aussi enfanté très jeune donc elle ne craint pas d'être jugée ou pointée du doigt par son entourage.
(1) Le prénom a été changé.
- « Il faut que la jeune fille s'approprie sa contraception »
Nadia Thomas est gynécologue au centre de planification familiale, à Cayenne. L'année dernière, 69 interruptions volontaires de grossesse réalisées au centre concernaient des jeunes filles de moins de 18 ans.
Quelle est l'histoire des jeunes filles que vous accueillez au centre de planification familiale pour une IVG ?
Ce sont des filles qui n'utilisent aucune contraception. Des fois, elles se trouvent dans une situation de début de vie sexuelle, parfois dans une vie sexuelle bien installée, mais elles n'utilisent pas de préservatif à chaque fois.
Après avoir fait un IVG, demandent-elles alors une contraception ?
Certaines, ça les fait grandir, mûrir. Mais d'autres, on les revoit pour une IVG six mois plus tard. En fait, on a 12% de récidive dans l'année chez les mineures. Elles continuent le même mode de vie, avec les mêmes prises de risque.
Comment les inciter à utiliser une contraception ?
Pour toute contraception, il faut que la fille se l'approprie. Si c'est quelque chose qui vient de la mère ou du médecin, elle dit : « Oui oui » devant vous, mais elle ne la prendra pas. On donne la boîte de pilules, mais on ne va pas mettre un flic derrière chaque jeune fille pour vérifier qu'elle l'utilise. Il faut que la demande vienne d'elle. C'est aussi un travail d'éducation. Dans les collèges où les infirmières scolaires sont très présentes, très actives dans le domaine de la contraception et de la sensibilisation, on fait toujours baisser le nombre de grossesses précoces. C'est un travail d'éducation des parents et de l'école.
Comment expliquez-vous que le taux de grossesses précoces est plus important sur les fleuves et dans l'Ouest guyanais ?
Il y a des facteurs culturels, et probablement un problème d'accès aux soins. Il y a des cultures où on valorise la maternité, et pas tellement les études... car il y a finalement peu d'accès aux études. Dans beaucoup de cas, une grossesse précoce entraîne un ralentissement dans la scolarité, voire un arrêt. Si on n'a pas de projets d'avenir, alors... parfois la grossesse est une solution.
Devenir mère permet aussi d'acquérir un statut social ?
Oui. Pour certaines jeunes filles, l'âge, la situation scolaire ne procurent aucun statut, aucune valorisation, alors que la grossesse va en donner une. On a aussi des femmes à qui on n'a pas proposé grand-chose car elles n'ont pas de diplômes. Et avoir des enfants permet d'obtenir des minima sociaux. C'est un problème global, de société : quel avenir propose-t-on à ces jeunes filles ?
Pensez-vous qu'il y ait également un manque d'information ?
Sur l'Île de Cayenne, je ne pense pas, mis à part quelques cas isolés. Il y a quand même un certain nombre de structures gratuites, l'offre de soins est correcte. Et les jeunes ont des moyens techniques à leur disposition. Dans les communautés non francophones, il y a peut-être des problèmes d'information, chez les personnes qui viennent de pays où les moyens de contraception ne sont pas accessibles ou coûteux, où l'IVG est interdite, comme au Brésil. Il manque peut-être des relais dans ces communautés.
Comment se passe la relation avec les parents ?
Les parents que nous recevons nient souvent la sexualité de leurs enfants. On voit beaucoup de parents qui disent à propos de leur fille après la première IVG : « Non non, elle n'aura plus de relation sexuelle, pas besoin de contraception. » Nous, on ne peut pas remplacer le travail des parents ; c'est à eux de discuter.
- Repères
- 413 grossesses chez les mineures. En 2009, on a compté 413 grossesses chez des filles de moins de 18 ans (soit 6,5% des grossesses) ; il y en avait 354 en 2000. Les grossesses très précoces (moins de 15 ans) semblent en régression, leur taux a été divisé par deux en dix ans, indique Guyane cohésion dans son bulletin de mars. Le recours à l'IVG concerne 3 jeunes filles de moins de 18 ans sur 100.
- L'Ouest plus concerné. Plus de la moitié des mineures enceintes (51%) vivent dans l'Ouest et sur le Maroni. 12% vivent sur l'Ile de Cayenne, 14% sur le littoral. Le taux de grossesses précoces est particulièrement important sur les deux fleuves Maroni et Oyapock, « où la prévention est moindre et où les prises en charge sont limitées » , explique Guyane cohésion.
- En centre de santé. Entre 2000 et 2009, 11 mineures de moins de 15 ans ont accouché dans le centre de santé d'une commune isolée.
- Les Bushinenge surreprésentées. 45,4% des femmes mineures prises en charge sont d'origine bushinenge, 9,2% sont amérindiennes. 16,1% des grossesses très précoces (moins de 15 ans) concernent les femmes amérindiennes.
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Vos commentaires

benj7708.05.2011  recommander (0)

Et encore une "cerise sur le gâteau"

Cette gamine a eu des rapports sexuels avant ses 15 ans... ce qui n'est pas interdit sauf si l'amant est majeur. Or là il a dix ans de plus qu'elle! Il est donc hors la loi... Il convient de savoir si les lois sont destinées à être appliqués - quitte à les abroger ou les amender si elles se révèlent inadaptées - ou si ce n'est que du "virtuel" Récemment un homme a été jugé pour cela en Guyane, déclaré coupable et dispensé de peine... parce qu'il remplissait son rôle de père de manière irréprochable. la justice doit faire son travail et examiner chaque situation, traquer les abuseurs sexuels, limite pédophiles!
Le géniteur ("père" dans ses conditions?) "veut un enfant", se met hors la loi (la majorité sexuelle est à 15ans) avant de disparaître dans la nature. Il reviendra "peut être, peut être pas", il donnera "peut être, peut être pas" de quoi subvenir aux besoins du bébé. Mesdemoiselles, cessez d'être naïves! Certes c'est plus gratifiant de sortir avec "un homme, un vrai" qu’avec un adolescent, mais assurez vous que quand il vous assène "vouloir un enfant de vous", méfiez-vous! Il est hors la loi, et neuf fois sur dix il ne veut que profiter de votre jeunesse (ou c'est un type trop immature pour conquérir un femme de son âge). Si véritablement amour il y a, même en "passant sur les termes formels de la loi" il doit pouvoir admettre que vous utilisiez une contraception et que vous soyez majeure avant de vous faire un gosse, non?


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Dphenry16.05.2011  recommander (0)

Limite pédophiles

Décidément, je retrouve mes points de vue dans vos écrits.

Je pense qu'il faudrait tout simplement appliquer la loi pour faire des exemples et ÉDUQUER les filles.

Arrêter d'éduquer les filles dans l'idée du prince charmant et les garçons dans l'idée qu'ils doivent jeter leur gourme. De là viennent certaines des incompréhensions entre les femmes et les hommes ...

Bonne semaine !

DHCD


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benj7706.05.2011  recommander (0)

J'ajoute que je comprends mal

le fait que cette gamine ait dû interrompre sa colarité "pour cause de grossesse"

Ce n'est pas contagieux que je sache, ce n'est même pas une maladie sauf si la grossesse est pathologique. Alors pour "assumer", en dehors des congés maternité règlementaires, on doit aller au collège. Point barre. Même l'EPS, on n'en est pas dispensée (mais on a des exercices adaptés: une bonne forme physique, ça prépare à un accouchement dans de bonnes conditions) A St Georges une élève de 4eme a suivi sa scolarité jusqu'à six semaines avant l'accouchement (et on lui portait les devoirs à la maison après)

Et on sort du royaume des bisounours: si "c'est dur de se lever quand il pleure, de lui donner à manger, de le laver etc.", on rêve quand on prétend vouloir devenir infirmière. Il faut cesser de laisser les jeunes rêver. Si elle veut devenir infirmière elle doit commencer par se secouer le popotin.


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Dphenry07.05.2011  recommander (0)

RE: J'ajoute que je comprends mal

Bonjour,

Décidément, nous sommes sur la même longueur d'ondes : le souhait d'une vie meilleure pour ces jeunes (très jeunes) inconscients.

Les parents laissent surtout les filles trop rêver. Car c'est principalement elles dont l’avenir sera hypothéqué. Quant à la société, ...

Je souhaitais, pour ma part, aider à prévenir les grossesses précoces et je n'ai toujours pas trouver l'association où le faire. Si vous en connaissez ?!!!

Pour aider à moins rêver, même si le rêve à petite dose c'est bon pour le moral, peut-être faudrait-il mette en place des techniques concrètes telles que le système éducatif anglo-saxon.

Il remet aux filles (et aux garçons aussi, je l'espère) des poupons qui font tout comme de vrais bébés et y ajouter des discussions concrètes, comme vous l'écriviez (les études, l'indépendance financière, apprendre à assumer sa féminité, comprendre sa masculinité, son rôle dans la société, ...).

Il faut vraiment les aider à prendre conscience de la vie difficile qu'ils se préparent, en se mettant à leur place ? en ayant un langage qu'ils comprennent ?

Bonne journée.

DHCD


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benj7707.05.2011  recommander (0)

Notez que des grossesse sprécoces pas gênantes, j'en ai vues

Un garçon de quinze ans, une fille de 14ans et demi.

mais le garçon savait défricher, chasser, pêcher, la fille s'occuper de son 'intérieur" (qui était extérieur^^) et l'an d’après c'était une merveilleuse mère, collée à son gosse qui ne la quittait jamais quand elle allait au fleuve ou à l'abattis.

Les modes de vie traditionnels et la vie urbaine... rien à voir!


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Dphenry07.05.2011  recommander (0)

RE: J'ajoute que je comprends mal

Bonjour,

Décidément, nous sommes sur la même longueur d'ondes : le souhait d'une vie meilleure pour ces jeunes (très jeunes) inconscients.

Les parents laissent surtout les filles trop rêver. Car c'est principalement elles dont l’avenir sera hypothéqué. Quant à la société, ...

Je souhaitais, pour ma part, aider à prévenir les grossesses précoces et je n'ai toujours pas trouver l'association où le faire. Si vous en connaissez ?!!!

Pour aider à moins rêver, même si le rêve à petite dose c'est bon pour le moral, peut-être faudrait-il mette en place des techniques concrètes telles que le système éducatif anglo-saxon.

Il remet aux filles (et aux garçons aussi, je l'espère) des poupons qui font tout comme de vrais bébés et y ajouter des discussions concrètes, comme vous l'écriviez (les études, l'indépendance financière, apprendre à assumer sa féminité, comprendre sa masculinité, son rôle dans la société, ...).

Il faut vraiment les aider à prendre conscience de la vie difficile qu'ils se préparent, en se mettant à leur place ? en ayant un langage qu'ils comprennent ?

Bonne journée.

DHCD


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Dphenry06.05.2011  recommander (0)

Filles doivent se prendre en mains

Je partage tout à fait votre avis, Benj77.
Avec ces points de vue, on a de quoi aller vers une société équilibrée et libre.
Bonne fin de semaine.
DHCD


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benj7706.05.2011  recommander (0)

Et quand tu veux savoir comment sera la fille...

Regarde sa mère! (comme dans la chanson). La mère a 15 ans? très souvent la grand mère en a 30... Reproduction des schémas connus, de même que pour la maltraitance quand l'enfant battu devien tun parent brutal.
Que dire aussi de ces parents qui ne veulent rien savoir de la sexualité de leur fille, mais qui s'inquiètent si leur garçon, dès l'entrée dans la puberté, ne se comporte pas en petit coq? Le grand frère poussé à "stimuler" le plus jeune, à lui dire comment séduire, etc. (tout ça de façon implicite)
Il y a encore des sociétés où on confond virilité et fécondité d'une part, virilité et "dom juanisme" d'autre part. Or c'est avoir fort peu confiance en soi, que de devoir toujours se parer, tricher pour séduire, prouver aux autres et se prouver qu'on peut le faire!
C'est là dessus qu'il faudra réaliser un travail de fond, pour que les mentalités changent. Mais je suis optimiste. Ça ne se fera pas en un jour, mais le fait que plus de 60% des titulaires du BAC en Guyane sont des bachelières, montre que les filles sont en généra plus mûres. Un jour elles cesseront dans leur grandes majorité d'être les galinettes livrées aux petits coqs.


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benj7706.05.2011  recommander (0)

Au risque d'être dur je dirai que...

Quand cette jeune fille immature dit qu'elle "assume" c'est un peu facile.

Parce que sur le plan matériel c'est la société - donc le contribuable - qui assume. Pas elle. Un statut de mère de famille isolée, sans charges professionnelles plus quelques petits "d'jobs" c'est aussi "intéressant" qu'un emploi sous payé avec des gosses élevés à la va comme je te pousse quand on est au boulot sans les moyens de se payer une baby-sitter. Je le sais pour connaître une très jeune mère de famille qui jouait le jeu de bosser pour un petit salaire, par éthique et parce qu'elle voulait donner à ses trois enfants une image de "femme debout qui se bat" (tout à son honneur). Le chômage est arrivé, pas de son fait et avec le RSA plus l'alloc mère isolée... elle me dit bien mieux vivre sur le plan matériel (plus de voiture à entretenir par force, plus de temps pour cuisiner, jardiner, faire un petit élevage, etc.) Et ne nous racontons pas d'histoire: nous connaissons tous ces "mères isolées" qui sont en réalité en union stable avec le géniteur!

Déjà j'ai relevé un lapsus majeur sur les jeunes filles qui "doivent s'approprier leur contraception". Parce que ça ne regarde pas le petit coq? J'ai suivi ces questions dans le milieu scolaire et UNE fois j'ai vu un couple (moins de 30 ans à eux deux) venus me voir ensemble et se préparer ENSEMBLE à leur entrée harmonieuse dans la sexualité. le but: s'aimer mais sans se priver de possibilités d'étudier, d'améliorer sa condition sociale.


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Dphenry21.04.2011  recommander (0)

L'avis du mèdecin en 1ère page

Pourquoi un tel message et pourquoi la femme mèdecin en 1ère page ?
Pour aider les adolescentes à prendre conscience qu'elles doivent se protéger (sexuellement, ...) et préparer leur avenir ?
Pour aider les parents à éduquer et informer leurs filles et fils ? Pour qu'ils leur apprennent à se respecter, se faire respecter et respecter les autres ?
Il y a beaucoup de chemin à parcourir !!! J'aimerais que vous alliez dans le sens de l'ouverture des esprits et non le contraire.
Merci.
Cordialement.
DHCD


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Dphenry21.04.2011  recommander (0)

RE: L'avis du mèdecin en 1ère page

Merci de bien vouloir lire : pourquoi PAS la femme médecin en 1ère page (au lieu de cette presque banalisation des grossesses précoces) ?
Car ses propos étaient instructifs ! Entre autres : 'Les parents que nous recevons nient souvent la sexualité de leurs enfants'.
Pour le reste, j'assume totalement mes propos.
DHCD


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24 mai 2012