Malouda : « Aucun obstacle ne me fera dévier de ma route »
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Malouda : « Aucun obstacle ne me fera dévier de ma route »

Propos recueillis par Kerwin ALCIDE

Avec la One Love Foundation, il ne sait pas encore s'il pourra organiser un festival cette année (DR)

© DR

C'est dans sa maison londonienne que Florent Malouda a accepté de briser le silence qui entoure sa situation. Depuis la finale de la Champion League, il n'a plus fait d'apparition officielle avec son club. Pourtant, il s'entraîne tous les jours d'arrache-pied.

À quand remonte votre dernière apparition sous les couleurs de Chelsea ?
C’était le 19 mai 2012, à Munich, à l’occasion de la finale de la Ligue des champions.
Depuis, vous n’avez plus porté le maillot du club ?
Pas en match officiel, mais en match amical de présaison. Donc, on peut dire que cela remonte à la saison dernière. Le bilan comptable est assez simple à faire : zéro match, zéro but, zéro passe et zéro minute jouée !
Vous gagnez donc la Ligue des champions, en mai, puis disparaissez des tablettes du club…
C’est le football moderne. Je vais expliquer personnellement les raisons car je n’ai pas de porte-parole, ni d’attaché de presse. Mais les détails, je vais les exposer quand je serais libre car là, je ne peux pas m’exprimer. Je suis toujours un joueur de Chelsea, donc forcément, j’ai un devoir de réserve. Je l’ai respecté jusqu’à maintenant, alors je vais continuer. En tout cas, c’est le foot, cela peut arriver de gagner ce qui se fait de mieux en matière de trophée et, dans le même club, être envoyé en réserve pour toute l’année. C’est la raison pour laquelle je n’ai fait aucune apparition depuis août. Je m’entraîne avec l’académie, comme d’autres joueurs l’ont fait avant moi et d’autres le feront après.
Quand on est un joueur de niveau international comme vous, est-ce facile de s’entraîner avec la réserve surtout quand on a envie de s’exprimer sur le terrain ?
Concrètement, je ne joue pas non plus avec la réserve, je n’ai pas le droit. Ce sont des choses qui arrivent en raison de désaccords, tout simplement. Savoir si c’est facile, bien entendu, cela n’a pas été fait pour me mettre dans les meilleures conditions. Un joueur est censé s’exprimer sur le terrain, c’est ce que je fais de mieux, sinon je n’aurais pas gagné la Ligue des champions et beaucoup d’autres trophées avant. Comme je suis une personne qui s’exprime principalement sur le terrain, ne pas pouvoir le faire n’est pas fait pour m’aider. Mais ce n’est pas quelque chose qui m’arrête ou m’atteint mentalement. C’est plus une source de motivation car ça valorise ce que j’ai fait avant.
Vous vous entraînez donc quotidiennement sans jouer…
Depuis le mois de septembre, je m’entraîne avec l’académie comme cela a été le cas pour Anelka et Alex l’année d’avant. La situation n’aurait jamais pu évoluer dans un autre sens à partir du moment où ce pas a été franchi. Surtout sachant que c’est ma dernière année de contrat avec Chelsea.
Pourtant, Internet regorge d’informations selon lesquelles des clubs s’intéressent à vous ?
Cela a même commencé avant ma mise à l’écart. Après l’élimination à l’Euro (la France a été éliminée dès le premier tour de l’Euro 2012 en Ukraine, NDLR), je n’étais même pas arrivé en Guyane qu’on parlait de moi à Vasco (Vasco da Gama, club brésilien). Ça a commencé avec des clubs brésiliens, je n’ai jamais rien démenti et quelque part je me disais que le bon sens allait reprendre le dessus, mais depuis, non. Pire encore, ça part dans tous les sens. J’ai quasiment fait le tour du monde sans bouger de chez moi. Il y a beaucoup de propagande mais je ne porte pas attention à cela parce que ça génère beaucoup de confusion.
Cette mise à l’écart ne vous a pas donné envie de trouver un autre club ?
Non, non. Les gens comprendront le jour où je vais m’exprimer dans le détail. La stratégie employée est de me faire passer pour un joueur à la recherche d’une rémunération importante. C’est mesquin mais cela m’a plus fait sourire qu’autre chose car cela démontre à quel point ces gens-là m’estiment.
La dérision dont vous faites preuve sur Twitter est votre façon de montrer qu’on ne vous atteint pas ?
Sur Twitter (@realflorentm), les gens me demandent de réagir aux rumeurs. Donc, sous forme de dérision, je demande ce que je vais apprendre de nouveau sur moi. Je n’ai pas d’agent, donc je devrais être le premier au courant des choses. Dans la presse et sur Twitter, il y a pas mal d’informations qui circulent, et encore une fois elles ne sont pas officielles, ni de mon côté, ni du côté du club. Chelsea n’a jamais communiqué sur cette situation, officiellement, je ne suis pas écarté. Il n’y a aucune raison officielle.
Parmi les récentes informations, on annonce que vous êtes à nouveau inscrit auprès de la Fédération anglaise pour participer au championnat.
Encore une fois, ce n’est pas une information. Quand je parle de propagande, c’est un très bel exemple. J’étais sur la liste depuis le mois d’août. La seule incohérence était que je figurais sur la liste pour la Première League mais en étant exclu de celle pour la Champions League. En gros, rien n’a changé, ma situation n’a pas changé, je n’ai pas été réintégré. Et elle ne va pas changer. Il ne faut pas inverser les rôles, ce n’est pas le joueur qui décide mais le club. Donc, comme je n’ai pas le droit de jouer, je m’entraîne.
Quand serez-vous libre ?
Je serai libre le 30 juin. Je n’ai pas voulu communiquer car, pour moi, le but de cette propagande est de faire oublier ce que j’ai fait à Chelsea pendant cinq ans. J’ai gagné beaucoup de trophées, et ce qui m’arrive cette année me rend encore plus fier de ce que j’ai accompli. Les gens pensent que tout cela a commencé un peu avant l’été mais ça fait cinq ans que je vis ici dans ce climat, et j’estime avoir réussi. Si tu es exclu pendant un an, c’est très, très long. Il faut être armé mentalement. Tout cela est fait pour me briser mentalement, mais en réalité, ça me motive énormément.
Pensez-vous que ce sera facile de retrouver votre niveau d’avant ?
Encore une fois, tout cela n’est pas fait pour me faciliter les choses. C’est du jamais vu au niveau du foot et c’est difficile. Mais c’est une très bonne source de motivation, un super challenge. Il y a des gens à qui on facilite les choses, à d’autres, on met des handicaps. Quels handicaps supplémentaires peut-on me mettre (rires) ? Comme je m’exprime plus sur le terrain qu’en dehors, les réponses, ce sera à moi de les apporter quand j’aurai le droit de jouer.
Avez-vous une petite idée de ce que vous allez faire une fois libre ?
La réalité est que je n’ai parlé à aucun club pour la simple raison que je suis en conflit avec le mien. Je connais très, très bien les raisons pour lesquelles je subis ce traitement-là, et j’ai une grande fierté par rapport à mon attitude. Tout cela m’a laissé un an pour pouvoir faire un choix, et quelque part être maître de la suite que je vais donner à ma carrière. Les clubs qui seront intéressés après ce qu’on a essayé de me faire auront reconnu ma valeur. Cela va faciliter mon choix.
Quelles sont vos ambitions pour l’équipe de France ?
C’est simple, vu que je ne joue pas dans mon club, je ne peux pas parler de l’équipe de France. Ce n’est vraiment pas d’actualité. Ce qui est important par rapport au frein qui a été imposé à ma carrière, c’est de me concentrer sur les bons choix pour être performant à nouveau. Je n’ai jamais joué en équipe de France en obtenant des faveurs. Le jour où je reviendrai à ce niveau-là, on en reparlera.
Et vous ambitionnez toujours de jouer la Coupe du monde 2014 ?
Vu mon expérience de la façon dont les choses sont reprises et déformées, je ne veux même pas aborder ce sujet. Les gens se demandent pourquoi j’ai accepté de subir tout ce manque de respect de la part de mon club. Par rapport à mes choix de carrière, j’ai toujours été clair au niveau de mes ambitions. Après, ce sera possible ou pas, mais j’ai toujours gardé le même cap et la même direction. Il n’y a aucun obstacle qui me fera dévier de ma route. La première étape, pour moi est de rejouer, rejouer à un très haut niveau. Contrairement à ce qui a été dit, j’ai davantage refusé d’être attiré par d’excellentes conditions financières que le contraire, et cela s’explique par le fait que je suis dans un club qui, au moins en début de saison, postulait pour sept titres. Cela a toujours été le fil conducteur de ma carrière depuis que j’ai quitté Guingamp. C’était pour des trophées. Ce qui maintient la motivation et qui me conduit à rester concentré sur mes objectifs c’est que je sais où je veux aller, je vais me donner les moyens par rapport au choix de mon nouveau club.
Vous comptez toujours finir votre carrière au Brésil ?
Bien sûr. Cela, je ne l’ai jamais caché. Avant même que j’aie une carrière, je voulais jouer au Brésil. Ce n’est pas nouveau. Mais il ne faut pas se méprendre ni se laisser distraire par toutes les rumeurs. Je suis Guyanais, Sud-Américain et je n’ai besoin de personne pour jouer dans un club au Brésil. Sans parler de conditions financières, je veux jouer pour un club brésilien quand je l’aurai décidé. Vous l’apprendrez de ma bouche. Ce qui m’a déçu, c’est qu’on a essayé de se servir de mon amitié avec Juninho pour dire que je cherchais à aller dans des clubs brésiliens. C’est totalement faux. Juninho est un ami et je ne me servirai jamais de lui pour aller dans tel ou tel club. Nos enfants sont allés dans les mêmes écoles. Le football est important, mais les relations humaines le sont encore plus. On prend des petits bouts de trucs, on les met ensemble pour faire une histoire et les gros titres. Récemment, c’était la Russie…
Il y a quelques années, vous vous étiez présenté comme étant un « chyen boul ». À 32 ans, l’êtes-vous encore ?
Regardez à côté de vous (il montre un ballon du doigt). Vous allez dans l’autre pièce, il y aura un ballon aussi. C’est là que je me rends compte que peu de gens connaissent mon histoire. À Cayenne, les gens savent sur quels terrains j’ai commencé à jouer. On pense que cela va me briser mentalement d’aller m’entraîner avec la réserve. Même en étant professionnel — je crois que c’est à l’époque de Guingamp —, quand je rentrais à Cayenne en vacances, je jouais avec la sélection. J’ai aussi fait des tournois « ti-koulwar » et on a gagné des cochons. J’ai joué pieds nus et mo pliché mo pyé. Quand j’ai commencé à jouer, je ne savais pas que j’allais gagner ma vie avec le football. Je vois mon fils, il est pareil. C’est un truc, tu l’as ou tu ne l’as pas. Tu ne peux pas arriver à ce niveau-là si tu n’aimes pas le football. Je pourrais même ajouter les tournois « ti-koulwar » que j’ai gagnés sur mon palmarès (rires). Quand je vois que Darche (Jean-Claude Darcheville) joue toujours, je vais en faire autant. Tu le fais parce que tu aimes le football, donc je suis chyen boul, c’est ma nature.
Jusqu’à présent, la One Love Foundation organisait un festival tous les deux ans. Avez-vous prévu une manifestation cette année ?
Le festival est là pour souligner une action de la fondation. Même si le festival est un gros budget, à chaque fois, je veux qu’il soit lié à une action. On n’a toujours pas commencé les fondations du terrain de la Coulée d’or. On a rencontré beaucoup de difficultés. Donc, avant de penser au festival, je veux finir ça. J’ai promis quelque chose et je rencontre beaucoup de difficultés dans mon propre pays. Ce n’est pas dans ma nature de me plaindre, mais je veux faire ce terrain. Même s’il y a eu des histoires, je suis conscient que les festivals ont été des réussites. Et beaucoup de gens veulent savoir quand il y aura le prochain, mais c’est difficile. J’ai mis beaucoup d’argent, de temps, je me suis impliqué personnellement et j’ai rencontré beaucoup de difficultés. Aujourd’hui, je veux que les investissements passent plus par des actions concrètes que dans un festival. Bien sûr, je serai content d’utiliser mes relations pour organiser un festival mais je pense que je serai plus efficace si cela laissait une empreinte. Je préfère laisser une empreinte visible au niveau des structures sportives, c’est pour ça que l’association cherche à se reconcentrer là-dessus en attirant des sponsors pour financer ça. Si ces choses-là se font, il faudra les fêter et ce sera la partie festival.
Donc, il n’y aura pas de festival en 2013 ?
Je ne sais pas. Si des mécènes veulent me contacter, ils seront les bienvenus. Pour l’instant, c’est non. Je me concentre sur le terrain de la Coulée d’or parce que je veux absolument que ça se fasse. Ensuite, on a inscrit une équipe de la Foundation au tournoi Impulse star, à Paris, au mois de mai. Ce sont des jeunes Guyanais de 14 à 16 ans qui vont participer à ce tournoi national d’un niveau très, très élevé. Ils joueront sous les yeux de recruteurs. J’ai réussi à faire en sorte qu’ils accèdent directement à la phase finale. On essaye de constituer une équipe suffisamment compétitive avec des jeunes à fort potentiel qui intéresseront les recruteurs. Quand je parle de créer des opportunités avec la fondation, c’est de trouver des initiatives comme ça pour être efficace et valoriser les jeunes pour qu’il y ait d’autres Florent Malouda qui me laisseront plus tard des tickets pour le Stade de France.
En 2011, on avait beaucoup parlé de l’affaire de Fanny J. Pour vous, c’est une histoire finie ?
Sur le coup, on en a parlé mais c’est fini. Je fais du foot, je ne suis pas un promoteur de spectacles. Fanny est une artiste, il s’est passé quelque chose, les gens ont manifesté d’une certaine façon. Je n’ai jamais voulu porté atteinte à la carrière de Fanny, et je la respecte en tant qu’artiste. Je n’aurais pas accepté qu’elle soit marraine de la manifestation si je n’étais pas fan de l’artiste. Après, il y a des comportements que je n’ai pas appréciés, je me suis exprimé parce que c’est ma nature. Mais voilà, c’est fini. Je me concentre sur la fondation, elle a sa carrière et je lui souhaite beaucoup de bien. On a dû passer par l’étape du tribunal mais maintenant, il faut avancer. Je prône un message d’unité. En Guyane, on a besoin de représentants en tant qu’ambassadeurs. Avec le recul, ce n’est pas bien que le peu d’ambassadeurs qu’on ait s’affrontent. Ce n’est pas un exemple pour la future génération. J’étais désolé que ça fasse de l’ombre à tout le festival et à la fondation.
Les actions de la fondation ne se limitent pas à la Guyane…
J’ai une image internationale, on fait des rencontres et on se rend compte que les problèmes qu’il y a en Guyane existent dans d’autres pays. Je suis Guyanais mais quand je me rends en Haïti après le séisme, on découvre que grâce au sport, on peut donner de l’espoir aux gens. J’ai fait des actions là-bas par rapport à la fondation de Wyclef. J’ai aussi aidé des équipes en Jamaïque avec des équipements. Ce sont surtout des équipes de quartiers pour maintenir une activité et encourager les éducateurs. J’utilise le fait que j’ai une image positive d’un joueur issu de la Guyane et qui a réussi en Europe au plus haut niveau mondial, pour qu’il y en ait d’autres qui suivent.
Vous intéressez-vous à la base avancée en Guyane ?
Je suis, de loin. Cela me fera plaisir qu’elle aboutisse, mais j’ai peur quand j’entends les chiffres, les projets. Déjà, ce sera bien que les fédérations françaises de toutes les disciplines aient la volonté d’utiliser la base avancée parce qu’on ne va pas la faire que pour les sportifs guyanais. À partir du moment où cette volonté existe, elle va bénéficier à tout le monde. Quand on a de meilleures structures, cela permet de rehausser le niveau, et aussi de provoquer un engouement. J’aimerais que tout ce qui est annoncé voit vraiment le jour.
Est-ce que Florent Malouda se voit vivre en Guyane à la fin de sa carrière sportive ?
Oui, mais ça dépendra de mes quatre enfants. Ça dépendra de leur cursus scolaire, en fait. Pendant quinze-vingt ans, j’ai demandé à ma famille de faire des sacrifices pour moi, de me suivre un peu partout. Et j’aimerais être présent pour mes enfants quand ils vont grandir, et qu’ils connaissent la Guyane. J’ai mon fils qui joue au foot à Chelsea actuellement. J’ai ma maison en Guyane, tout le monde sait où j’habite et je serai le plus souvent possible en Guyane pour monter des projets. Bien sûr, au minimum six mois par an. Maintenant, par rapport aux choix à faire avec mes filles, si elles vont à l’université, mon fils s’il intègre un centre de formation, il y a pas mal de décisions à prendre en famille. Mes enfants ne parlent pas créole mais j’essaye de trouver un moyen pour qu’ils l’apprennent. Je les imprègne beaucoup de notre culture parce que s’il y a un truc dont je suis fier, ce sont mes origines. C’est ce qui me donne ma force. Ma volonté est de m’impliquer dans la vie de mon pays, il y a tellement de choses à faire. Et je pense que mon rôle est de développer la Guyane dans mon domaine de compétence, bien sûr si je suis aidé car je ne suis pas un magicien. La Guyane est mon pays et partout où je vais je la représente à 200 %.
Quel rôle pourrez-vous jouer dans le football guyanais ?
Je le dis avant que ce soit repris et déformé, l’un de mes objectifs sportifs c’est d’essayer de participer à la Gold Cup avec la sélection de Guyane comme l’a fait « Darche ». Et être assez compétitifs pour la gagner. Je vais en parler avec le staff de la ligue, j’aimerais travailler sur ça quand j’aurai dit adieu à l’équipe de France. Je suis en relation avec tous les joueurs professionnels en France, et on en parle de temps en temps. On a vu ce qu’on a réussi, c’est-à-dire être parmi les huit meilleures nations de la Caraïbe. Je dis « on » parce que je me sens concerné. Cela va être mon dernier challenge dans une sélection.
Pensez-vous investir dans un club en Guyane comme vous l’avez fait à Dijon ?
J’ai déjà investi dans mon club à Rémire, soit directement, soit par mes différents transferts (le club formateur reçoit un pourcentage du transfert). Les clubs en Guyane n’étant pas professionnels, c’est plus mon savoir-faire, mon expérience que je pourrai apporter. Bien sûr, il y a des besoins en équipements, en structures, mais les clubs dépendent des municipalités, donc chacun son rôle. Ce n’est pas à quelqu’un de venir et régler tous les problèmes. En Guyane, les clubs ont besoin d’avoir un certain savoir-faire, une méthode, et d’avoir des relations avec les clubs de l’Hexagone. C’est en ce sens que j’ai investi à Dijon, c’est en ce sens que j’ai d’excellentes relations avec Châteauroux, avec Lyon. Dans n’importe quel club où je suis passé, sauf peut-être à Chelsea (rires), j’ai les portes ouvertes et je suis énormément respecté par rapport à mon attitude et au fait que je suis droit dans mes bottes. J’ai toujours parlé de ce que je pensais faire après, j’ai évoqué le fait de garder des ponts, des liens, maintenant il faut se préparer en Guyane. C’est en ce sens que je pourrai apporter mon point de vue mais toujours en concertation avec les gens qui travaillent au quotidien parce que les pions les plus importants sont les éducateurs.
Votre club de cœur, l’AS Rémire, n’est pas au mieux de sa forme et risque même de retrouver la première division. Avez-vous un message pour les joueurs ?
Je suis toujours derrière mon club quoiqu’il arrive. Il est déjà arrivé que l’AS Rémire se retrouve en PH puis ils sont remontés, ce sont les aléas de la vie sportive. La saison n’est pas encore finie. La situation n’est peut-être pas idéale mais dans le sport il faut savoir se relever de certaines épreuves et pour l’instant ils ne sont pas encore à terre. Quoiqu’il arrive je suis fier de mes couleurs orange et noir, et même mon fils, qui s’est entraîné avec Rémire, porte fièrement son maillot orange et noir. Ils savent toute l’affection que j’ai pour eux.

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