Nouvelle fusillade à Dorlin : deux hommes blessés
Sébastien ROSELÉ
France-Guyane
14.02.2012
Le site d'orpaillage clandestin de Dorlin où une fusillade a éclaté dimanche. (photo d'archives SB)
Deux Brésiliens ont été blessés par arme à feu dimanche après-midi. Ils sont actuellement soignés au dispensaire de Maripa-Soula. Les coups de feu auraient été tirés en représailles des six personnes tuées le 21 janvier.
Deux hommes ont été blessés par arme à feu sur le site d'orpaillage clandestin de Dorlin, dimanche après-midi. Les deux garimpeiros d'origine brésilienne ont été soignés au dispensaire de Maripa-Soula. L'un d'eux serait dans un état préoccupant.
L'information est parvenue aux enquêteurs hier. Ils n'ont pas pu se rendre sur place en hélicoptère, les conditions météo étant mauvaises. Pour les mêmes raisons, les blessés n'ont pu être rapatriés au centre hospitalier de Cayenne par les airs pour recevoir des soins plus poussés, ce qui inquiétait le parquet hier.
Cette nouvelle fusillade sur le site de Dorlin serait la conséquence directe du meurtre des six orpailleurs clandestins perpétré le 21 janvier. La bande à laquelle appartenaient les six défunts aurait tenté de venger les siens. Les deux blessés de dimanche appartiendraient au groupe responsable de la première fusillade. Celle-ci, on s'en souvient, était survenue alors que Nicolas Sarkozy venait d'arriver en Guyane.
Deux hélicoptères avaient pu décoller le lendemain, dimanche 22, avec, à leur bord, des gendarmes, des soldats et du personnel soignant pour prendre en charge d'éventuels blessés. Cinq cadavres avaient été retrouvés. Il reste à en découvrir un sixième, celui du chef du groupe qui aurait été jeté au fond d'un puits et recouvert de terre.
Une mission, composée de gendarmes, de soldats et de sapeurs-pompiers, était justement prévue cette semaine pour tenter de retrouver le cadavre en question. Celle-ci est suspendue aux conditions climatiques.
La nouvelle de la première fusillade était arrivée aux oreilles des gendarmes samedi 21 dans l'après-midi. Alors que le président de la République visitait l'état-major d'Harpie, le patron des gendarmes, le colonel Didier Laumont lui en avait fait part. Pour ces faits, une information judiciaire a été ouverte.