Marine nationale : la traque des tapouilles
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Marine nationale : la traque des tapouilles

Sébastien ROSELÉ
Mercredi 27 mars, à 11 heures. Huit marins membres de l'équipe de visite partent à bord d'un Zodiac à la recherche de tapouilles dans l'estuaire de l'Approuage (SR)
Mercredi 27 mars, à 11 heures. Huit marins membres de l'équipe de visite partent à bord d'un Zodiac à la recherche de tapouilles dans l'estuaire de l'Approuage (SR)

Nous avons passé deux jours et deux nuits au large avec l'équipage du patrouilleur la Capricieuse. Objectif : suivre une mission de lutte contre la pêche illégale. Récit.

« Nous allons rester au large de Dégrad-des-Cannes jusqu'à ce qu'il fasse nuit pour qu'on ne sache pas si on part à l'est ou à l'ouest. » Mardi 26 mars, il est 15 h 30 dans le patrouilleur de la Marine nationale la Capricieuse. Le bâtiment a quitté le port voici une heure. Devant ses officiers, le commandant Pierre Leroy prononce ces paroles et clôt le « brief » de cette mission de lutte contre la pêche illégale. Durée : deux jours et deux nuits.
Ce mardi-là, un hélicoptère de l'armée a survolé l'estuaire de l'Approuague. Il y a repéré, côté français, une tapouille. « Si on partait tout de suite, ça nous ferait intervenir de nuit, nous explique le « pacha » Pierre Leroy. Ça nous mettrait en danger. Les pêcheurs illégaux doivent voir qui nous sommes sinon ils pourraient penser à des pirates. » Grâce au radar, l'officier va garder un oeil sur la tapouille en question et s'assurer qu'elle ne s'échappe pas. « On va la faire demain matin » (mercredi 27).
En attendant que la nuit tombe pour mettre cap à l'Est, les trente marins de la Capricieuse vont d'abord s'exercer au tir avec deux mitrailleuses (lire ci-contre). Puis ils simuleront une avarie sur la barre. La nuit tombe. Une autre avarie, vraie celle-là, se déclare à 20 h 15. Panne électrique due à un défaut de transformateur. Le problème est identifié et réparé par les électriciens du bord. Dehors, il fait nuit. La mer est houleuse. Une lune pleine éclaire les grosses vagues. Quatre marins sont sur la passerelle, le poste de pilotage. Les autres sont partis se reposer. Un marin nous conseille d'en faire autant. « Dès qu'on en a la possibilité, il faut aller dormir car on ne sait jamais ce qui nous attend. »
Le jour se lève d'abord lentement sur l'océan,...

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