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Le barrage de Régina jugé illégal par huit associations

Sébastien ROSELÉ Mercredi 30 octobre 2013
Le barrage de Régina jugé illégal par huit associations
Le poste de Bélizon, en juillet 2012. Ce poste a été déplacé au niveau du pont de Régina. C'est ce barrage qui est contesté ( photo d'archives)

Un recours a été formé contre l'arrêté préfectoral instituant le poste de contrôle de Régina.

C'est par arrêté préfectoral que les barrages d'Iracoubo et de Bélizon ont été établis. Ce dernier a été déplacé au niveau du pont de Régina. Tous les six mois, le préfet signe la reconduction du processus tenu par les gendarmes.
Estimant que celui de Régina entravait la liberté de circuler, d'accéder aux soins, à l'éducation ou au droit, huit associations (1) ont formé un recours devant le tribunal administratif de Cayenne, jeudi dernier. L'affaire n'a pas encore été examinée par la juridiction.
L'avocate Me Dominique Monget-Sarrail, qui représente les associations, ne compte plus les exemples de personnes qui ont été empêchées d'aller et venir par le poste de contrôle installé sur la RN2. « Des personnes qui n'ont pas de carte de séjour et qui vivent à Saint-Georges ou à Régina ne peuvent passer. Or les démarches pour régulariser leur situation se font à Cayenne. » Autre exemple cité par la juriste, « les jeunes bacheliers qui ne peuvent aller à Cayenne pour obtenir une carte de séjour » . Et c'est sans parler des parents qui ne peuvent aller voir un enfant hospitalisé dans le chef-lieu. En fait, l'avocate déplore que contrairement à Saint-Laurent, il n'y ait pas dans l'Est de tribunal d'instance ni de sous-préfecture ni même d'hôpital pour faire ce type de démarches.
« Ce sont des atteintes vraiment graves » , s'emporte Me Monget-Sarrail. « L'arrêté a été pris à titre exceptionnel et ça dure depuis 2007. C'est la seule situation comme ça en France à ma connaissance. »
Quant à l'argument qui consiste à dire que les barrages permettraient de réduire la délinquance, l'avocate pense que c'est une fiction. « Je me demande combien de délinquants passent par les barrages plutôt que de les contourner. Je ne suis pas du tout convaincue par le dispositif. Les délinquants ne sont pas arrêtés dans les barrages. » Et la représentante des huit associations de conclure : « C'est comme pour le pont de l'Oyapock et les inquiétudes qu'il inspire. Les trafiquants ne vont pas l'emprunter. »
(1) Il s'agit des associations suivantes : Aides, la Cimade, le Collectif Haïti de France, le Comede, la Fasti, le Gisti, la Ligue des droits de l'Homme et Médecins du Monde.

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