Claude Polony condamné à payer 98 359 euros à la mairie de Roura
Daniel SAINT-JEAN
France-Guyane
28.03.2009
Après l'audience qui s'était déroulée sur deux jours, le lundi 19 et mardi 20 janvier, Claude Polony a entendu hier matin le délibéré de son affaire (photo d'archives)
Le délibéré pour l'affaire Claude Polony a été rendu hier. L'ancien maire de Roura a été condamné à 18 mois de prison, dont seize avec sursis, et à une amende de 40 000 euros.
L'affaire de l'ancien maire de Roura, Claude Polony a fait grand bruit jusqu'aux deux jours d'audience qui se sont déroulés les lundi 19 et mardi 20 janvier (lire nos éditions du 20 et 21 janvier). Hier matin, le tribunal correctionnel a rendu son délibéré.
Claude Polony est relaxé pour faux et usage de faux. Il est relaxé de prise illégale d'intérêts pour avoir tenté d'acquérir la maison communale qu'il occupait. Il l'est également pour avoir procuré un emploi à sa concubine au sein de la mairie.
Par contre, il est reconnu coupable de prise illégale d'intérêt pour avoir occupé cette maison sans contrepartie.
Pour le détournement de fonds publics portant sur le paiement des factures présentées par la SARL Clinic Environnement sans contrepartie, il est également relaxé.
Pour l'ensemble des autres chefs de prévention, il est déclaré coupable. En conséquence Claude Polony est condamné à 18 mois de prison, dont 16 mois avec sursis, et à une amende de 40 000 euros.
Il est également condamné à une interdiction de ses droits civils, civiques et familiaux pour deux ans. Il est donc inéligible pour cette période.
Concernant l'action civile, la constitution de partie civile a été déclarée irrecevable pour les six personnes qui s'étaient constituées, mais celle de la mairie de Roura est jugée recevable. Claude Polony devra verser à cette dernière 98 359 euros à titre de dommages et intérêts.
Pour les autres prévenus dans ce dossier, Jean-René Polony est reconnu coupable des préventions qui lui étaient reprochées et il est condamné à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 3 000 euros.
André Omer Polony est relaxé pour le recel de favoritisme mais reconnu coupable pour le travail dissimulé par dissimulation de salariés. Il est condamné à quatre mois de prison avec sursis et 8 000 euros d'amende.
Berthelina Ancilla John est relaxée pour le recel de prise illégale d'intérêts pour son emploi à la mairie, mais elle est déclarée coupable pour avoir bénéficié de l'occupation de la maison communale sans contrepartie, et coupable de recel de détournement de fonds publics. Elle est condamnée à quatre mois de prison avec sursis, et 3 000 euros d'amende, dont 1 500 avec sursis.
ANNA — 29.03.2009
Bravo, La justice a enfin parlé. Peut-être quittera-t-on un jour ce statut de département du népotisme-roi pour devenir une vraie région démocratique. Mais il reste encore beaucoup à faire ! De nombreux ex-élus ou élus toujours en place ont encore les mains sales et profitent largement de l'argent du contribuables à des fins personnelles ! A quand le grand nettoyage de nos institutions ?